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[Brexit] Sans accord, 87% des importations britanniques passeraient transitoirement à zéro tarif douanier

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Publié le

Afin d'éviter un choc inflationniste, en cas de sortie désordonnée de l'Union Européenne, le gouvernement du Royaume-Uni a annoncé un régime transitoire de suppression des droits de douanes sur plus de 87% des produits importés. Mais la dramaturgie de plus en plus incompréhensible qui se joue au parlement de Westminster n'est pas encore arrivé à son terme. Mercredi 14 mars, les députés britanniques ont rejeté de peu un Brexit sans accord après avoir refusé par deux fois le projet présenté par la Première ministre. Un vote est prévu jeudi 14 mars au Parlement britannique sur une motion soumise par Theresa May. Si celle-ci est adoptée, un nouveau vote sur le projet d'accord aura lieu d'ici le 20 mars et le Royaume-Uni pourra tenter de négocier un court report du Brexit.

[Brexit] Sans accord, 87% des importations britanniques passeraient transitoirement à zéro tarif douanier
Le gouvernement du Royaume-Uni a annoncé un régime transitoire de suppression des droits de douanes sur plus de 87% des produits importés.

Panique sur les rives de la Tamise. Alors que le spectre d’un "no deal" reste possible et à 15 jours de la date potentielle du Brexit, le gouvernement est entré en mode plan d’urgence. Il a annoncé mercredi 13 mars que, pour une phase transitoire, sans accord avec l’Union européenne ni report du Brexit, 87% des importations britanniques d’où qu’elles viennent ne seraient pas taxées du tout. Normalement, les droits appliqués auraient été fixés pour l’UE comme pour les pays tiers en fonction des règles tarifaires de l’OMC. Ce plan vise à éviter un choc sur les prix pour les entreprises et les consommateurs qui est évalué à 9 milliards de livres.

Quelques exceptions

Attention, tous les produits ne sont pas concernées, puisqu’il reste 13% des importations qui seraient elles soumises à des droits de douanes (à l’exception de 70 pays en développement qui ont un accès préférentiel aux marchés britanniques). Parmi ces produits, en particulier, la viande de bœuf, l’agneau, le porc, la volaille, certains produits laitiers et les chaussures. Si les pièces détachés auto font partie des produits à zéro taxes, ce ne sera pas le cas des automobiles déjà assemblées. L’idée est de ne pas perturber la chaîne logistique de l’industrie automobile britannique. Pour une grande partie des exportateurs français, à l'exception de l'agriculture, c'est une forme d'assurance et de simplification. 

casse-tête irlandais

Par ailleurs, le gouvernement a annoncé qu’aucun droits ni contrôles ne seraient appliqués entre la République d'Irlande et l’Irlande du Nord. Ce qui a été très mal reçu par la commission. "Nous reconnaissons que cette approche présente des défis, notamment le flux de marchandises non surveillé au Royaume-Uni, et de potentiels abus", a déclaré le gouvernement britannique. Les acteurs économiques sont de plus en plus sur les nerfs alors que chaque jour un nouveau vote intervient au parlement britannique : le 12 mars sur le dernier deal (rejeté), le 13 mars sur un no deal (rejeté) et le 14 mars sur un report. Carolyn Fairbairn, la directrice générale du patronat britannique, le CBI (Confederation of British Industry), a décrit la perspective d’un no deal comme “un coup de massue pour l’économie”.    

 

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