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[Brexit] Les cinq points à retenir de la lettre de Theresa May à l'UE

Virginie Montmartin , ,

Publié le

Theresa May a officiellement signé mardi 28 mars dans la soirée la lettre déclenchant le Brexit. Dans celle-ci, elle dresse déjà les contours du Royaume-Uni tel qu’elle l’imagine dans quelques mois. 

[Brexit] Les cinq points à retenir de la lettre de Theresa May à l'UE
Theresa May déclenche l'article 50.

"Dear President Tusk…" Le Brexit est confirmé. Theresa May a officiellement signé mardi 28 mars la lettre déclenchant l’article 50 du Traité de Lisbonne. Cet article stipule que l’Etat membre souhaitant quitter l’Union Européenne doit le notifier à l’Union. Dès lors, l’Etat ayant engagé cette procédure sortira de l’Union Européenne mais également de la Communauté européenne de l’énergie atomique (Euratom).

Donald Tusk, président du conseil européen a confirmé la réception de la missive ce mercredi 29 mars. Dans cette lettre, Theresa May répète que cette décision n’est pas un rejet des valeurs que le Royaume-Uni partage avec les Européens : "Nous quittons l’Union européenne mais nous ne quittons pas l’Europe".  

L’article 50 signale également que le conseil européen doit proposer des orientations sur la conclusion d’un accord entre les deux parties. La Première ministre britannique a déjà pris les devants en donnant quelques points qui seront négociés dans les prochains mois. 

1. Les citoyens en premier

"Nous devons nous rappeler qu’au cœur de nos discussions se trouvent les intérêts de tous les citoyens." De nombreux certains citoyens européens travaillent au Royaume-Uni et inversement. Objectif pour le Royaume-uni : conclure un premier accord sur leurs nouveaux droits.

2. Conclure un nouveau partenariat économique et sécuritaire

"Nous voulons convenir d’un nouveau partenariat spécifique entre le Royaume-Uni et l’Union Européenne portant sur la coopération en matière d’économie et de sécurité". Il s’agit de déterminer les droits et les devoirs du Royaume-Uni en tant qu’Etat sortant.

Ce nouvel accord économique doit être négocié en même temps que les négociations portant sur le Brexit, selon la Première ministre. En effet, le Brexit doit se faire dans la continuité et non en rupture pour permettre aux personnes et aux entreprises de prendre leurs dispositions. Sans oublier de prévenir les risques du refus d’un tel accord… "Sur les questions de sécurité, un échec à un tel accord signifierait que notre coopération dans le combat contre le crime et le terrorisme serait affaiblie". 

3. S’entendre sur les questions techniques économiques

"Le Royaume-Uni ne cherche pas une adhésion au marché unique : nous comprenons que les quatre piliers du marché unique sont indivisibles" En revanche, le Royaume-Uni recherche "un accord de libre-échange courageux et ambitieux qui couvrirait les secteurs cruciaux qui lient nos économies" Pour mener à bien ce nouvel accord économique, il faut donc que les deux parties échangent concrètement sur des points techniques tels que leurs standards économiques et leur méthode de régulation des marchés. 

4. Reconstruire une frontière avec la république d'Irlande

"La république d’Irlande est le seul pays membre de l’Union européenne avec lequel nous partageons une frontière. Nous voulons revenir à une frontière réelle entre les deux Etats." Cela permettrait au Royaume-Uni de maintenir leur zone commune de voyage et de ne pas entraver le processus de paix poursuivi par ce pays.

5. Protéger les valeurs de l’Europe

"Nous voulons jouer notre rôle pour s’assurer que l’Europe reste forte et prospère". Theresa May rappelle l’importance des valeurs démocratiques européennes et souhaite montrer l’engagement du Royaume-Uni envers elles. 

 

Lettre Theresa May à Donald Tusk by L'Usine Nouvelle on Scribd

 

 

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2 commentaires

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03/04/2017 - 17h44 -

bonjour, il y a une erreur dans la traduction : vous avez écrit "4. Reconstruire une frontière avec la république d'Irlande "La république d’Irlande est le seul pays membre de l’Union européenne avec lequel nous partageons une frontière. Nous voulons revenir à une frontière réelle entre les deux Etats." Cela permettrait au Royaume-Uni de maintenir leur zone commune de voyage et de ne pas entraver le processus de paix poursuivi par ce pays." Dans le texte original il est dit "Nous voulons éviter un retour à une frontière rigide entre nos deux pays (UK et République d'Irlande), afin de maintenir le Common Travel Area (Espace de voyage commun) entre nous, et d'être sûr que le retrait du UK de l'UE n'est pas préjudiciable à la République d'Irlande (..)".
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30/03/2017 - 10h10 -

Autrement dit, le Royaume Unis cherche à rester maître de son destin tout en continuant à échanger librement avec ses partenaires Européens !...............Quel mal y a t-il à ça ?.......... N'est ce pas ce qu'on appelle les échanges gagnant/gagnant ? Et la France devra t-elle continuer d'échanger avec nos adversaires (partenaires ?) pour que nos entreprises continuent à se délocaliser tout en nous laissant le poids de la solidarité ? A force de vouloir tout partager sans efforts, de faire des entreprises et des citoyens la tirelire des politiques sociales, d'avoir un président qui fait maintenant le clown à l'international (c'était sans doute une vocation non assumée ?)et qu'il va falloir continuer de nourrir grassement pendant des lustres,, pas étonnant qu'on ait une dette de 2000 milliards et 6 millions de chômeurs ! Mitterrand disait à qui voulait l'entendre que la France était riche ? En tout cas ça a jamais été grace aux socialistes !
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