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Bpifrance veut industrialiser la collaboration entre le tissu économique français et ses start-up

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Le Hub de Bpifrance qui connecte les entreprises traditionnelles au réseau de start-up pour dynamiser l’innovation tire le bilan de ses deux années d’expérience et se lance dans la « plateformisation » de son activité. Avec en promesse pour la fin de l’année, un outil de recherche performant des 30 000 jeunes entreprises innovantes françaises.

Bpifrance veut industrialiser la collaboration entre le tissu économique français et ses start-up
Le hub Bpifrance
© HUB Bpifrance

Les entreprises citées

En partenariat avec Industrie Explorer

 « Il faut donner de la sexyness à l’écosystème des start-up françaises », s’exclame Cécile Brosset, responsable du Hub de Bpifrance. De la sexyness, ce n’est pas a priori ce dont l’écosystème français manque le plus depuis le lancement de la French Tech. Pourtant si l’intérêt des investisseurs s’est bien traduit en actes comme le montre la hausse du nombre et des montants de levée de fonds depuis trois ans, celui des entreprises traditionnelles progresse plus lentement. Certes les entreprises se dotent peu à peu de chief digital officer, revoit l’organisation de leur service innovation et pour certaines créent des fonds venture, mais les collaborations ne suivent pas.

Après deux ans d’activité, le Hub, l’activité de Bpifrance qui connecte les entreprises traditionnelles à l’écosystème des jeunes entreprises innovantes françaises comptabilise plus de 500 rendez-vous qualifiés pour seulement 35 partenariats signés. Pour une bonne raison selon Paul-François Fournier, directeur de l’innovation de Bpifrance. « Il y a un vrai travail culturel à mener dans les entreprises pour favoriser les collaborations avec les start-up. C’est en cours mais les règles sont inconnues, il faut tout réinventer.» Qu’il s’agisse de contrat d’achat, de co-développement ou d’acquisition, tous ces processus demandent une acculturation mutuelle. Le Hub de Bpifrance a donc multiplié les formations, les événements, les rencontres depuis deux ans. Il propose aussi aux grandes entreprises une activité de recherche de partenaires stratégiques parmi les start-up que la banque publique accompagne ou a identifié.

Une plateforme digitale avec un outil de recherche de start-up

Mais pour énergique qu’elle soit, la petite équipe de 10 personnes du Hub ne peut à elle seule mobiliser tout le tissu économique français. Le pivot de la nouvelle stratégie passe donc par une "plateformisation" de sa propre activité. Le principal outil que la banque doit lancer en fin d’année est un outil de "search" qui recensera les 30 000 jeunes entreprises innovantes françaises. La plateforme proposera aussi des ressources documentaires et des partenaires de conseil. Ce ne sera pas le premier annuaire des start-up françaises. La french Tech, Les Pépites tech, ainsi que divers éditeurs de presse ont déjà lancé des initiatives de ce type, mais Bpifrance promet un outil plus exhaustif, enrichi de données financières (celles que voudront bien communiquer les entrepreneurs), de références clients, des actualités des levées de fond et d’informations plus qualitatives. L’outil en version beta est actuellement en test auprès d’un panel de partenaires, d’entrepreneurs, de VC et de grandes entreprises clients de Bpifrance.

Google a acquis 70 start-up quand le SBF 120 n'en a acheté qu'une quarantaine

L’idée est que la base de données puisse être enrichie en permanence de manière collaborative, après accord des dirigeants de start-up et avec Bpifrance en modérateur. La plateforme sera donc ouverte à tous et Bpifrance souhaite impliquer les principaux accélérateurs comme les fonds de capital-risque de la place. L’ergonomie de la base devrait permettre aux entreprises de repérer rapidement les start-up en fonction de leur domaine, de leur expertise, de leur niveau de maturité, de leurs succès commerciaux... Pour le directeur de l’innovation de Bpifrance, la massification de la collaboration avec les start-up est la clé de l’innovation des entreprises. Et en cas de rachat, elle permet accessoirement d’alimenter l’activité des capitaux risqueurs, en leur offrant des sorties. «Il faut basculer dans une autre échelle, une ou deux collaborations cela ne marchera pas car il est normal que toutes ne débouchent pas. Les start-up, c’est une nouvelle manière de faire de l’innovation. Si dans les grandes entreprises, on accepte parfaitement d’arrêter des projets internes de R&D, on ne comprend pas toujours qu’une acquisition ne soit pas un succès. Or la seule solution pour moyenniser le risque, c’est de multiplier les collaborations, explique Paul-François Fournier, qui rappelle au passage que Google a procédé à 70 acquisitions l’an dernier quand l’ensemble du SBF 120 n'en a réalisé que 40. » La marge de progression est là.

 

 

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