Economie

Bpifrance lance un accélérateur dédié aux ETI

Arnaud Dumas , ,

Publié le

Après les start-up et les PME, la banque publique complète sa gamme d’accélérateurs en s’intéressant aux Entreprises de taille intermédiaire (ETI). Elle va proposer à ces entreprises un programme d’accompagnement intensif pour les aider dans leur stratégie de croissance.

 

Nicolas Dufourcq dévoilait cet été à L’Usine Nouvelle son intention de créer un accélérateur pour les Entreprises de taille intermédiaire. A l’occasion de la journée spéciale ETI, le directeur général de Bpifrance l’annonce officiellement le 14 octobre devant un parterre de chefs d’entreprises.


La banque publique a déjà multiplié les initiatives à destination des start-up technologiques. Elle a ensuite lancé la première promotion de son accélérateur pour les PME en mars dernier. Cette fois, elle veut déployer un programme d’accompagnement pour environ 25 ETI par an, pour une durée de formation de deux ans.


Deux ans de programme intensif
Celles-ci bénéficieront de formations et de séances de coaching, en groupe ou personnalisées, sur les thématiques de croissance spécifiques à ces entreprises. La banque publique emmènera ses élèves en voyage d’étude à l’étranger, notamment pendant de grands événements internationaux, comme le Consumer Electronic Show (CES).


Le programme de l’accélérateur ETI abordera des sujets comme les fusions-acquisitions, la transition numérique, ou encore l’international. Bpifrance devrait pour cela s’appuyer sur des initiatives qu’elle a déjà mis en place, comme son Hub dans lequel elle essaie de faire se rapprocher les grands groupes, les ETI et les start-up du numérique.


La transmission de l’entreprise, autre thème de croissance selon la banque, fera également l’objet de sessions de formation. Bpifrance a justement réalisé une enquête sur le comportement des dirigeants d’ETI familiales face à la passation de pouvoirs, qu’elle dévoile le mercredi 14 octobre.


Une sélection d’ETI récentes
Selon l’étude, 61 % d’entre eux travaillent déjà sur un projet de transmission de leur entreprise. Parmi ceux-là, 58 % prévoient de mener ce projet à court ou moyen terme. La principale motivation tient à des motifs opérationnels (chercher de nouvelles compétences, etc.), pour 49 % des chefs d’entreprise interrogés.

C’est donc plutôt la pérennité de l’entreprise qui incite à organiser la transmission, plus que la volonté de partir en retraite, qui ne concerne que 20 % des sondés.


La banque publique va désormais se lancer dans l’appel à candidature puis la sélection de ses futurs étudiants. Elle compte privilégier les entreprises étant récemment devenues des ETI pour les aider à poursuivre leur logique de croissance.

Arnaud Dumas

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