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Bpifrance lance son accélérateur ETI à l’AccorHotels Arena

Arnaud Dumas

Publié le

A l’occasion de la deuxième édition de son événement Bpifrance Innovation Génération, la banque publique lance son accélérateur ETI. Une promotion de 23 entreprises de taille intermédiaires va suivre pendant deux ans un programme d’accompagnement pour les aider à croître plus vite.  

Bpifrance lance son accélérateur ETI à l’AccorHotels Arena © Bpifrance

Les entreprises citées

L’événement Bpifrance Innovation Génération commence à s’installer dans le paysage des entreprises françaises. Prévu pour être une manifestation unique l’année dernière, la banque publique s’est décidée à le pérenniser vu le succès rencontré. Après avoir accueilli près de 15 000 participants à la Cité de la mode et du design en 2015, Bpifrance prévoit de recevoir 25 000 personnes à l’AccorHotels Arena (l’ex-Palais omnisport de Paris Bercy) les 25 et 26 mai 2016.

La banque publique profite de l’occasion pour lancer officiellement son accélérateur ETI. Dernier né des programmes d’accompagnement d’entreprises après l’accélérateur PME et l’accélérateur start-up, celui-ci réunit une première promotion de 23 ETI françaises, dont 19 familiales. Bpifrance veut mettre ces "petites" ETI sous perfusion de conseil et de formations, pour les faire devenir de "grandes" ETI en deux ans.

Le poumon de l’économie

"Les ETI sont le poumon de l’économie française", explique Fanny Létier, la directrice exécutive en charge des fonds propres et de l’accompagnement des PME et ETI chez Bpifrance. Les 4600 ETI recensées en France représentent 0,2 % du total des entreprises, mais 27 % du chiffre d’affaires global des entreprises et 23 % de l’emploi salarié.

Ces ETI ont été proposées par les structures régionales de Bpifrance parmi leurs clients. La banque publique a fait sa sélection sur une première liste de 150 entreprises. "En tout, 85 % des entreprises à qui nous avons proposé le programme ont accepté", souligne Fanny Létier. Celles qui ont refusé avaient une actualité très forte qui les empêchait de se libérer.

Les ETI devaient remplir certains critères de sélection pour entrer dans l’accélérateur. Leur chiffre d’affaires doit être compris entre 50 et 200 millions d’euros et elle doivent connaître une croissance annuelle rapide de 13 % en moyenne. "Ces entreprises ont une ambition marquée, remarque Fanny Létier. Elles veulent toutes au moins dépasser les 500 millions d’euros de chiffre d’affaires."

Rencontre avec les mentors

Les dirigeants de la première promotion se sont rencontrés pour une première semaine de "team building" et de formation sur le campus d’HEC, à Jouy-en-Josas (Yvelines) début mai. Mais ce n’est que le début. En entrant dans l’accélérateur, ils en prennent pour 24 mois de coaching, formations et voyages d’étude. Deux dispositifs les aideront par ailleurs à franchir les étapes de la croissance.

Bpifrance a sollicité plusieurs patrons de grandes entreprises pour parrainer les ETI. Parmi eux se trouvent notamment Jacques Aschenbroich de Valeo, Daniel Cheron de Limagrain, Stéphane Israël d’Arianespace, Christophe de Maistre de Siemens France, etc.

Chacun sera mentor d’un dirigeant d’ETI en dehors de son secteur d’activité, pour éviter les conflits d’intérêt. "Diriger une entreprise qui réalise 50 millions d’euros de chiffre d’affaire n’est pas pareil qu’une entreprise de 500 millions d’euros, explique Fanny Létier. Le mentor travaillera sur le patron lui-même : comment j’emmène mes équipes, quels sont mes challenges en tant que dirigeant, etc." Les rencontres avec les mentors auront justement lieu lors de l’événement BIG, à Paris, le 25 mai.

Conseils stratégiques ad hoc

Bpifrance a également monté cinq "advisory boards", ou conseils stratégiques, composés de quatre personnes recrutés parmi le vivier d’administrateurs indépendants de la banque publique. Ces conseils ad hoc suivront chacun entre quatre et cinq ETI avec lesquels ils se réuniront quatre fois sur les deux ans du programme.

"Ce conseil doit les aider à positionner leur stratégie pour les 15 à 20 ans à venir, ils doivent faire en sorte que ces entreprises deviennent centenaires ou bicentenaires !, confie Fanny Létier. Nous avons demandé à ces administrateurs de se placer dans une logique exigeante, mais bienveillante."

Les dirigeants d’ETI suivront ensuite les séminaires de formation développés par Bpifrance et ses partenaires. La banque publique prévoit également d’organiser plusieurs voyages d’étude à l’étranger pour étudier une nouvelle région du monde, un nouveau marché et pour organiser des rencontres business. Des voyages en Chine, en Afrique et au festival South by South West à Austin (Texas) sont déjà prévus.

Entre 30 et 60 000 euros pour deux ans

Enfin, les dirigeants pourront piocher dans l’offre de modules stratégiques développés par Bpifrance avec des cabinets de conseils. Stratégie court et moyen terme, lean management, ressources humaines, ou encore industrie 4.0 et transformation digitale, les chefs d’entreprise choisiront les modules personnalisés qui les intéresseront en fonction de leurs problématiques.

Seuls ces missions de conseils personnalisées sont payantes, chaque module coûtant aux environs de 10 000 euros pour une dizaine de jours d’intervention, dont la moitié étant prise en charge par Bpifrance. "Nous estimons qu’une ETI va débourser entre 30 et 60 000 euros sur les deux ans si elle fait le programme à fond", déclare Fanny Létier.

Arnaud Dumas

 

23 ETI sélectionnées pour la première promotion
 
Addev (matériaux haute performance pour l’industrie, Lyon, Rhône), BBL Groupe (transport et logistique, Bussy Saint-Georges, Seine-et-Marne), Dedienne Multiplasturgy group (transformation des plastiques techniques, des polymères à hautes performances et des composites, Saint Aubin-sur-Gaillon, Eure), De Dietrich (fabricant de chaudières, Mertzwiller, Bas-Rhin), Delfingen (équipementier automobile, Anteuil, Doubs), Eugene Perma (cosmétique, Saint-Denis, Seine-Saint-Denis), Finaero (équipementier aéronautique, Blagnac, Haute-Garonne), Finsecur (matériel de sécurité incendie, Nanterre, Hauts-de-Seine), Groupe Floriot (BTP, Bourg-en-Bresse, Ain), Groupe Lauak (équipementier aéronautique, Ayherre, Pyrénées-Atlantiques), La Maison Bleue (crèches, Boulogne-Billancourt, Hauts-de-Seine), Mecalac (matériel de travaux publics, Annecy, Haute-Savoie), Neoen (énergies renouvelables, Paris), Novarc (métériel électrique et entretien automobile, Malataverne, Drôme), O2 (services à domicile, Le Mans, Sarthe), Optimum (fabricant de placards, Le Passage, Lot-et-Garonne), Paris Inn Group (investissement hôtelier, Paris), STF Groupe (imprimerie industrielle, Paris), PGS Group (gestion de palettes, Saint-Etienne-du-Rouvray, Seine-Maritime), Upperside Conférences (événementiel, Paris), Valade (agroalimentaire, Lubersac, Corrèze), Ventana (production de composants métalliques, Narcastet, Pyrénées-Atlantiques), Viseo (conseil, Boulogne-Billancourt, Hauts-de-Seine).

 

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