Biobank réorganise son capital pour développer ses greffons

En réduisant son nombre d’actionnaires et en renforçant sa gouvernance, la société Biobank veut accélérer sa croissance. La PME spécialisée dans les greffons osseux veut doubler son chiffre d’affaires dans les cinq ans.

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Biobank réorganise son capital pour développer ses greffons

La société Biobank, spécialiste des greffes osseuses, repart sur de bonnes bases ! Elle vient de terminer un nouveau tour de table afin de réorganiser son capital, qui comptait une trentaine d’associés. L’arrivée de Capital Croissance permet à plusieurs actionnaires de céder leurs participations, notamment les fonds Turenne Capital et Fa Dièse, entrés en 2008 et qui devaient rembourser leurs investisseurs.

Capital Croissance, une société de gestion créée en 2012 et spécialisée dans le financement du développement des PME, a mené les négociations avec les sortants. Ce nouveau fonds, qui investit en général dans des tickets à partir de 2 millions d’euros, devient un actionnaire de référence de Biobank, tandis que les dirigeants prennent la majorité du capital. Turenne Capital conserve de son côté une petite participation de même que les anciens fondateurs de l’entreprise.

Une technologie breveté et autorisée par l’ANSM

Biobank a développé et breveté une technologie permettant de retraiter les os humains pour en faire des greffons osseux. L’entreprise collecte les têtes fémorales des donneurs à l’occasion d’opération de la hanche puis, au moyen d’un traitement au dioxyde de carbone à l’état supercritique, rend les os inertes et stériles, propres à être greffés sur d’autres patients. Ses greffons sont proposés dans le cadre des opérations de chirurgie orthopédique et de chirurgie dentaire, lorsqu’il y a un besoin de comblement osseux.

"Notre procédé n’a aucun effet mécanique sur l’os, qui conserve ses propriétés, notamment sa résistance, confie Claude Hennion, le PDG de Biobank depuis 2012. Nous pouvons donc proposer des os de grande taille aux équipes médicales."

Le nouvel actionnaire intervient à un moment où Biobank a trouvé son modèle économique, après plusieurs années à chercher la rentabilité. Créée en 1999, Biobank n’a obtenu l’autorisation de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et de la Haute autorité de santé qu’en 2003.

Se développer à l’international

Biobank en chiffres

Chiffre d’affaires : 6 millions d’euros prévus en 2014
Effectif : 20 personnes
Montant de la levée de fonds : confidentiel
Investisseurs : Capital Croissance, dirigeants
Secteur : sciences du vivant

"La société est aujourd’hui prospère, nous sommes rentables, et nous devons désormais nous développer à l’international, confie Claude Hennion, le PDG de Biobank depuis 2012. Il nous fallait un actionnaire qui adhère à cette stratégie."

La société, dont le chiffre d’affaires devrait atteindre 6 millions d’euros en 2014, ne réalise pour l’instant que 7 % de ses ventes hors de France. Elle doit recruter un directeur export début 2015 pour se consacrer aux marchés internationaux, à commencer par les pays limitrophes. Avec pour objectif de réaliser 25 % du chiffre d’affaires à l’export dans les cinq ans.

"Nous voulons apporter beaucoup pour l’internationalisation de Biobank, notamment pour aider à détecter les pays les plus intéressants, c’est notre priorité, confie Eric Neuplanche, le président de Capital croissance. Nous voulons également l’aider dans sa réflexion stratégique sur sa gamme de produits et à accélérer sa R&D."

Biobank qui a principalement développé son marché auprès des chirurgiens orthopédiques (75 % de son chiffre d’affaires), veut ainsi renforcer sa gamme pour les chirurgiens dentaires. De nouveaux produits devraient être présentés rapidement.

Cette double stratégie de développement, entre renforcement de la gamme et internationalisation, doit permettre à Biobank de grossir rapidement. La PME envisage de doubler son chiffre d’affaires dans les cinq prochaines années.

Arnaud Dumas

L’argument convaincant

Entre son statut de banque de tissu humains, son procédé breveté et autorisé par l’ANSM, mais aussi la mise en place des réseaux de collecte d’os à traiter et de distribution de greffons, Biobank a pu lever plusieurs barrières à l’entrée de ce marché de niche. La PME, devenue rentable, peut désormais se concentrer sur sa croissance.

 

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