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L'Usine Santé

Bientôt un pancréas artificiel intelligent pour les diabétiques en France

Coralie Lemke , , ,

Publié le

Bonne nouvelle Il y a quelques jours, le pancréas artificiel Diabeloop a obtenu un marquage CE, le précieux sésame pour mettre un nouveau dispositif médical sur le marché. Les diabétiques français pourront bientôt en profiter. Une bonne nouvelle pour les malades en cette journée mondiale du diabète.

Bientôt un pancréas artificiel intelligent pour les diabétiques en France
Le capteur de glucose est installé sous les vêtements.
© DR

Il ne faut pas l’imaginer comme un nouvel organe créé de toute part et greffé au malade. Le pancréas artificiel créé par Diabeloop ne ressemble pas aux cœurs artificiels implantés depuis quelques années. "Il faudrait plutôt appeler ça une intelligence artificielle thérapeutique", explique Marc Julien, directeur général de Diabeloop. Son dispositif s’adresse aux personnes atteintes du diabète de type 1, qui concerne 10% des 3,7 millions de personnes à qui cette maladie a été diagnostiquée, selon la Fédération des diabétiques. "Dans le diabète de type 1, qui est une maladie auto-immune, le corps se défend contre les cellules qui génèrent de l’insuline. Sauf qu’elle est indispensable pour réguler le taux de sucre dans le sang." Jusqu’à présent, les malades devaient se piquer le doigt plusieurs fois par jour pour mesurer leur glycémie puis s’administrer la bonne dose d’insuline. "C’est toujours le patient qui doit prendre la décision du moment et de la quantité d’insuline dont il a besoin."

Une réponse d'insuline adaptée

Mais pas avec le pancréas artificiel. "Nous avons mis au point une IA qui, à partir de la lecture du taux de glycémie du patient, va ordonner à la pompe de diffuser de l’insuline. Le patient n’a plus à se soucier de tout ça." Concrètement, un capteur de glycémie (conçu par l'américain Dexcomm) est inséré sous la peau du ventre du patient. Il envoie par Bluetooth les taux détectés à un terminal qui ressemble un peu à un téléphone. C’est lui qui va ordonner le déclenchement de la pompe à insuline, installée elle aussi sous les vêtements du patient, grâce à l'algorithme développé par Diabeloop. Cette pompe, une réserve d’insuline reliée par un cathéter sous la peau du malade, doit être réalimentée régulièrement.

 

Le calcul sera fait automatiquement en fonction des repas pris par le malade et de la quantité de sport qu’il a effectué. "Le système permet même de décrire au patient le repas exact qu’il a pris, un petit-déjeuner léger, un déjeuner gras ou encore une quantité très précise de glucides." Plus le malade sera concis, plus la réponse d’insuline sera précise. "En fonction de ses envies ou s’il est pressé, la personne peut aussi juste dire qu’il a mangé sans entrer dans les détails. Le système saura calculer une dose d’insuline adaptée même si le malade a été moins exact."

Maintenant que Diabeloop a obtenu le feu vert des autorités européennes, la PME grenobloise créée en 2015 se prépare à un lancement européen. La production des dispositifs médicaux a commencé en vue d’une commercialisation dans les mois qui viennent. En France, il sera pris en charge de manière classique par la sécurité sociale.

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1 commentaire

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30/11/2018 - 20h29 -

Quelle sont les procedures pour avoir cet pancreas artificiel merci
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