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L'Usine Auto

Bientôt, grâce au MIT, la voiture autonome pourra voir dans le brouillard

Gautier Virol , ,

Publié le , mis à jour le 01/03/2019 À 14H34

Des chercheurs du MIT proposent d’améliorer la vision des véhicules autonomes avec des détecteurs fonctionnant dans la gamme du sub-térahertz. De quoi combler les failles du Lidar habituellement utilisé.  

Bientôt, grâce au MIT, la voiture autonome pourra voir dans le brouillard
Image d'un environnement obtenue par un lidar, outil devenu classique de la voiture autonome.
© Luminar

Parfois, les véhicules autonomes voient flou. C'est le cas dans le brouillard, ou la poussière. Pour pallier cette faille, des chercheurs du MIT ont développé une technologie qui repose sur les ondes de la gamme du sub-terahertz.

Outil privilégié pour équiper les voitures autonomes, le Lidar voit grâce aux infra-rouges. Problème, celles-ci se détectent avec difficulté dans le brouillard, ce qui handicape sa reconnaissance des environs. Les ondes du spectre sub-terahertzien – situé entre les infra-rouges et les micro-ondes – ne sont pas handicapées par le vilain temps.

Décentralisation et compacité

Le prototype créé par le MIT repose sur les mêmes principes que le Lidar : un émetteur scanne son environnement point par point en envoyant à 360 degrés plusieurs lasers, ou ondes, qui rebondissent sur les objets qu'ils rencontrent. Un récepteur (composé de plusieurs capteurs) mesure l'onde réfléchie et transmet le signal à un processeur qui reconstruit l'image des alentours.

Jusqu'aux expériences de l'université américaine, équiper une voiture autonome d'un équipement de ce genre se révélait trop cher et trop encombrant. La solution développée est un réseau 2D de capteurs intégré à une puce utilisant la technologie dite hétérodyne. Les chercheurs ont réussi à la rendre compacte et plus précise que les équipements actuels.

Plus petit, plus précis

Pour fonctionner, un récepteur de ce type doit synchroniser tous les pixels hétérodynes. Les précédents modèles, centralisés, comportaient un pôle de synchronisation qui envoyait la même fréquence à chaque pixel. Problème, plus le nombre de pixels augmentait, plus leur précision diminuait. Les chercheurs ont résolu ce problème en concevant un système décentralisé, avec des pixels générant eux-mêmes leur signal de synchronisation.

De tels pixels sont a priori plus encombrants mais les chercheurs ont réussi à améliorer la compacité de leur système en regroupant plusieurs fonctionnalités. Au final leur puce accueille 32 pixels, contre 8 pour l'état de l'art.

D’après le MIT, cette solution ne demanderait qu’ "un petit peu plus de développement" avant d'équiper les futures voitures sans pilote et de "jouer un rôle complémentaire au Lidar, quand l’environnement est difficile". Reste que les conditions météo ne sont pas le seul obstacle à l'arrivée des voitures autonomes sur nos routes.

 

 

 

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