Beam, la pépite de la 3D qui compte lever une dizaine de millions d’euros pour passer au stade industriel

Pour rendre ses machines plus robustes et se déployer à l’international, le strasbourgeois Beam, présent au salon de l’impression 3D Formnext, qui se tiendra du 14 au 17 novembre, compte lever une dizaine de millions d’euros.  

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Beam, la pépite de la 3D qui compte lever une dizaine de millions d’euros pour passer au stade industriel

Beam déploie ses ailes. La pépite strasbourgeoise de l’impression 3D métallique prépare une nouvelle levée de fonds, quelques semaines après une augmentation de capital de 1,6 million d’euros. "Cette nouvelle levée de fonds sera plus conséquente, de l’ordre d’une dizaine de millions d’euros, et s’effectuera auprès d’un plus grands nombre d’investisseurs", prévoit Vincent Gillet, ancien d’Arcelor Mittal nommé en septembre à la direction générale de Beam.

Nouvelle machine

La société strabourgeoise, qui vient de présenter sa nouvelle machine Modulo 400 au salon Formnext, qui se tient à Francfort du 14 au 17 novembre, a en effet besoin d’investir pour poursuivre deux axes clés de sa stratégie : l’industrialisation et l’internationalisation. "Mon objectif est d’aider la société à passer d’un stade de recherche à un stade industriel, ce qui implique une organisation adaptée, mais aussi des investissements en recherche et développement pour apporter plus de de robustesse aux machines", explique Vincent Gillet. "En calibrant mieux les faisceaux laser, ou en faisant en sorte que les machines soient plus faciles à nettoyer. Mais surtout en développant le contrôle et l’auto-correction des machines pendant l’impression."

Les imprimantes 3D de Beam sont basées sur des machines cinq axes de Fives, auxquelles est ajoutée une technologie laser baptisée LMD. La poudre de métal est projetée puis fondue simultanément. Cette technique permet notamment de réparer des pièces usagées mais aussi de leur ajouter des fonctionnalités. Elle a l’avantage de pouvoir s’hybrider avec de l’usinage voire d’autres méthodes de fabrication additive. "Je crois beaucoup à l’hybridation des technologies", déclare Vincent Gillet. Ajouter un process d’impression 3D sur des pièces usinées semble en effet une bonne manière de faire entrer plus rapidement la fabrication additive dans les usines.

Dix machines déjà vendues

Dix machines Beam ont déjà été vendues, notamment aux équipementiers aéronautiques Safran et Chromalloy, ainsi qu’à des organismes de recherche comme à Polytechnique. La société vise 7 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2017 et emploie 40 personnes. Beam mise beaucoup sur le secteur aéronautique, mais aussi sur l’énergie et la défense. "Notre nouvelle machine Modulo 400 est plus compacte et se transporte plus facilement. On pourrait donc imaginer qu’elle soit transportée sur des plate-formes pétrolières ou des bases militaires par exemple", se projette Vincent Gillet.

L’autre ambition du nouveau directeur général est de se déployer à l’international. Il vise en particulier le marché asiatique, la Chine et le Japon. Sans oublier les Etats-Unis, où Beam est déjà installée à Cincinnati.

Le marché de l’impression 3D métallique est en pleine croissance et devient de plus en plus concurrentiel. Mais Beam ne s’estime pas en concurrence avec les spécialistes de la technologie lit de poudre Eos, SLM ou encore le français Addup. "Notre technologie nous positionne sur un marché de niche", estime Vincent Gillet. En face, quelques concurrents tout de même : DMG Mori, Optomec et le coréen Insstek qui proposent également une technologie LMD.

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