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Bataille pour le perchoir du conseil économique, social et environnemental

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L’assemblée doit élire, mardi 1er décembre, son nouveau président.  Jean-Paul Delevoye, le président sortant,  veut rester, tandis que Patrick Bernasconi, ancien vice-président du Medef, promet un renouveau pour cette institution qui a du mal à exister


Jean-Paul Delevoye - Crédits Semaines sociales de France - Wikimedia - C.C

L’assemblée de la place d’Iéna (XVIe) à Paris fait l’objet d’une âpre concurrence pour sa présidence. Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) vote mardi 1er décembre pour élire son président. Trois candidats sont en lice, Jean-Paul Delevoye, le président sortant, ancien ministre de Jacques Chirac, Patrick Bernasconi, chef d’entreprise et ancien  président de la FNTP (Fédération nationale des travaux public), et Gérard Aschieri, ancien secrétaire général de la FSU, qui fait figure d’outsider.

Jean-Paul Delevoye, qui a occupé précédemment le poste de médiateur de la République, est président depuis 2010 et souhaite le rester. Jean-Paul Delevoye a su émettre une parole forte en dénonçant régulièrement les fractures et les fatigues de la société française.

Il n’est pas parvenu, toutefois, à imposer le CESE dans le débat public. Du moins, pas plus que ses prédécesseurs. En quête de dialogue et de consensus, les avis du CESE apparaissent souvent comme tièdes ou intervenant tardivement quand les projets de loi sont déjà lancés, sans grand impact.

La fonction du CESE, qui réunit  des personnalités qualifiés des représentants des employeurs, des salariés, des associations, est d’éclairer le gouvernement et les parlementaires.

Face au sortant, Patrick Bernasconi veut incarner le "renouveau"  de l’institution. Pour prouver son engagement, il a démissionné de son mandat de vice-président du Medef, dont il briguait également la présidence avant de rallier Pierre Gattaz. Soutenu par les syndicats patronaux, il l’est aussi de certains syndicats de salariés comme la CFDT, la CGC et l’Unsa.

Dans une tribune publiée par le journal Les Echos, en juillet dernier, il dessinait son projet pour le CESE. Son objectif est de réaffirmer sa juste place de "troisième chambre de la République". Il le souhaite discret dans ses travaux mais "offensif dans ses avis". Et surtout, plutôt que de les multiplier, il veut les recentrer sur les sujets d’avenir pour le pays : libertés individuelles à l'ère du numérique, "uberisation" de l’économie, conséquences des évolutions climatiques, nouveaux modèles familiaux, nouveaux modes de travail. Il souhaite aussi lui donner un rôle accru dans l’évaluation de la mise en œuvre des politiques publiques, un terrain où il croiserait en partie France Stratégie et la Cour des comptes.

Les candidats seront auditionnés à 14 heures par l’assemblée avant un vote. "Ainsi-soit-il", comme diraient les héros de la série sur de jeunes séminaristes tournés dans les locaux de la place d’Iéna. 

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