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[Baromètre exclusif] Compétitivité, le match France-Allemagne

Christine Kerdellant - Directrice de la rédaction , ,

Publié le , mis à jour le 08/11/2018 À 11H53

baromètre Relations entre donneurs d’ordres et sous-traitants, délais de paiement, perception de la compétitivité... Découvrez les résultats exclusifs de l'étude réalisée auprès d'industriels français et allemands par OpinionWay pour Randstad Inhouse et L'Usine Nouvelle.

[Baromètre exclusif] Compétitivité, le match France-Allemagne
Découvrez les résultats exclusifs de l'étude réalisée auprès d'industriels français et allemands pour Randstad Inhouse Services et L'Usine Nouvelle.
© Hannibal Hanschke

Quels sont les secrets de la compétitivité allemande ? On connaît les réponses classiques : l’organisation, le consensus social, la ponctualité… Mais on oublie une dimension essentielle sur laquelle l’étude* réalisée par OpinionWay pour Randstad Inhouse attire opportunément l’attention : les relations étroites entre donneurs d’ordres et sous-traitants.

Ces derniers sont perçus comme des "contributeurs importants" par 71 % des entreprises allemandes interrogées (contre 55 % pour les françaises). Ils accompagnent systématiquement leurs donneurs d’ordres à l’export dans 42 % des cas, c’est deux fois moins que leurs homologues français (21 %).

Enfin, les délais de paiement qui sont, dans l’Hexagone, un reflet des rapports de force et de la (faible) considération que l’on accorde à ses fournisseurs, diffèrent dramatiquement. Ils sont généralement de 30 jours en Allemagne (86 % des cas), quand ils ne sont pratiquement jamais de 30 jours en France (25 %) ! L’enjeu est pourtant de taille : un mois de trésorerie en plus, soit un mois de fonds de roulement supplémentaire à faire financer par sa banque, avec le risque d’une fragilité accrue, donc de défaillance accrue. L’impact des délais de paiement dans la moindre compétitivité des PME françaises est sous-estimé.

L’étude est riche d’enseignements sur la perception de la compétitivité. Le réalisme domine : les entreprises françaises se jugent à 43 % moins compétitives que leurs homologues allemandes (et à 47 % aussi compétitives) quand les Allemands ne se jugent moins compétitifs qu’à 6 % ! Intéressante aussi, la perception des leviers de compétitivité : innovation et positionnement chez nous, main-d’œuvre qualifiée et business model chez eux. La capacité à recruter une main-d’œuvre qualifiée est d’ailleurs le critère qui revient le plus souvent dans la bouche des industriels germaniques. "Dans l’industrie, des deux côtés du Rhin, l’enjeu majeur d’aujourd’hui et de demain, c’est le recrutement, souligne François Béharel, le PDG de Randstad France. Ce que montre cette étude, c’est que la compétitivité passe avant tout par les compétences."

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Retrouvez ici l'intégralité de l'étude réalisée avec Randstad France

 

*Méthodologie: Etude réalisée par téléphone du 27 août au 14 septembre par OpinionWay pour Randstad Inhouse Services auprès de 200 établissements de l'industrie de 10 salariés et plus en France et de 202 établissements de l'industrie de 10 salariés et plus en Allemagne.

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