Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Election présidentielle 2017

Avant le débat, les candidats à la primaire s'échauffaient devant les PME

Solène Davesne ,

Publié le

Les sept candidats à la primaire de la gauche vont débattre de leur projet économique ce soir pour le premier débat télévisé sur TF1. Ils ont déjà croisé leurs propositions devant les patrons de PME

Avant le débat, les candidats à la primaire s'échauffaient devant les PME © Mathieu Guibard CC Twitter

Une mise en jambe avant le premier des trois débats télévisés, diffusé jeudi soir sur TF1 et RTL. Mercredi 11 janvier, les candidats à la primaire de la gauche se sont retrouvé à la CPME (ex-CGPME) pour détailler leurs propositions en faveur des petites entreprises. Seuls Benoît Hamon, excusé de longue date, et Vincent Peillon manquent à l’appel.

Face aux petits patrons, les candidats de gauche n’arrivent pas forcément en terrain conquis. "Tout le monde nous veut du bien mais au fil des mois notre fardeau s’allonge", met en garde François Asselin, le patron de la CPME, en critiquant la complexité du compte-pénibilité et le prélèvement à la source. Alors que les sept candidats défendent des lignes économiques opposées, la défense des petites entreprises est pourtant l'un des rares objets de consensus entre eux. 

"j'aime les chefs d'entreprises"

Mais pour les charmer, pas question de ménager leurs efforts. "J’aime l’entreprise et j’aime les chefs d’entreprises", martèle Manuel Valls, en clôture du débat après son "j'aime l'entreprise" lancé au Medef en 2014. "C’était trop court. Il m’aurait fallu trente minutes de plus", s’amuse Arnaud Montebourg, qui a chauffé à blanc les petits patrons en les qualifiant de "trésors vivants".  Lui-même se présente comme un "entrepreneur très modeste" et jure de confier 80 % de la commande publique à des PME en concentrant les achats publics au sein de la centrale d’achat de l’Etat. Autre proposition : revoir les droits de vote pour permettre aux entrepreneurs d’ouvrir leur capital sans perdre le contrôle et la création d’une banque d’encouragement au risque pour compléter bpifrance  "qui ne représente que 5 % du crédit".

Entre les candidats, les recettes pour relancer l'activité des PME sont pourtant différente. L’ancienne ministre du logement Sylvia Pinel, qui fait de la politique de l'entreprise sa priorité, propose d'"alléger leur fardeau" en réduisant à 20 % le taux de l’impôt sur les sociétés. Au delà de transformer le CICE en baisse de charges, elle propose  un crédit d’impôt, équivalant à 1,5 % du salaire, qui devrait inciter les entreprises à embaucher. A l'inverse, pas question pour elle de revenir sur le compte pénibilité comme le réclament les petits patrons. Jean-Luc Bennahmias mise lui sur la création de deux emplois zéro charge par PME pour doper l'emploi.

Poursuite des allègements de charges

L’écologiste François de Rugy, qui a passé l’an dernier une journée de "stage" dans une entreprise est lui convaincu que "la France a un problème de coût du travail" et veut poursuivre la baisse de charges, en transférant les cotisations famille sur la CSG. Forcément populaire chez les patrons. Autre sujet consensuel : l'écologiste veut s'attaquer à l'infaltion des normes "qui a atteint le seuil de tolérance". "Derrière chaque norme, il y a un lobby. Il faudrait un groupe de travail dans chaque commission de l'Assemblée sur le sujet", estime-t-il. 

L’ancien Premier ministre Manuel Valls, lui, défend surtout son bilan. Et veut convaincre que le CICE et la loi Travail ont aussi profité aux petites entreprises. Désormais, pas question de baisser davantage la fiscalité des PME ni de transformer le CICE en une baisse de charge. La priorité est à la stabilité fiscale. "Toute modification du barème des allègements peut créer des perdants", assure-t-il, en plaidant pour une simplification supplémentaire du CIR pour les petites entreprises. 

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle