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L'Usine Agro

Au Sima, le salon international du machinisme agricole, les solutions numériques explosent

Marion Garreau , , , ,

Publié le , mis à jour le 28/02/2019 À 16H19

Reportage Au Salon international du machinisme agricole (Sima) qui se tient du 24 au 28 février à Villepinte, de plus en plus de fabricants et start-up présentent des solutions numériques pour une agriculture plus efficace et à l’empreinte environnementale réduite.

Au Sima, le salon international du machinisme agricole, les solutions numériques explosent
Le Sima comprend cette année deux villages start-up, avec 34 jeunes pousses présentes, et un village innovation.
© Sima

Au rendez-vous bisannuel des fabricants de machines agricoles, le Salon international du machinisme agricole (Sima) qui se tient du 24 au 28 février à Villepinte (Seine-Saint-Denis), les applications numériques font presque de l’ombre aux tracteurs rutilants. "Ce qui marque le salon cette année, c’est l’explosion du numérique", fait valoir Martine Degremont, la directrice du Sima, qui accueille 1800 exposants de 42 pays et attend plus de 200 000 visiteurs.

"Cela se traduit par l’essor de solutions techniques pour répondre aux problématiques concrètes des agriculteurs, mais aussi par des outils de partage d’expérience ou de temps de travail pour répondre au développement du co-farming par exemple", précise la directrice.

Cette révolution numérique des exploitations est marquée par l’arrivée de nouveaux acteurs. A l’image de Visio-Green, une start-up qui propose des stations météo et d'autres objets connectés pour la surveillance et le pilotage de l’exploitation. Côté agriculture collaborative, le réseau Ferme Leader (pour Living-Lab des Exploitations Agricoles Digitales En Réseau) regroupe aujourd’hui 21 coopératives et propose une plate-forme numérique de tutoriels et retours d’expérience de technologies numériques.

Des images satellitaires à l'épandeur

Pour autant, les fournisseurs historiques de solutions pour l’agriculture ne sont pas en reste dans cette révolution numérique. Le troisième prix des Trophées de l’innovation du Sima a par exemple été décerné à la solution Live NBalance développée par le géant américain des tracteurs John Deere et Airbus Intelligence – branche d’Airbus Defence and Space. Le principe de cette application, dont une version beta sera testée en 2019 : fournir à l’agriculteur un tableau de bord du cycle de l’azote sur sa parcelle et l'aider à définir sa stratégie de fertilisation.

"Grâce aux images satellitaires, Airbus peut fournir des données à l’agriculteur sur l’évolution de la végétation de sa parcelle et sur le bilan de l’azote absorbé et rejeté par les plantes, explique Yves Vercraene, du service client Agriculture de Airbus Intelligence. De son côté, John Deere s’est positionné sur les objets connectés, notamment avec ses épandeurs d’engrais ou de lisier, et peut enregistrer tous les apports effectués par la machine, organiques ou minéraux."

Comprendre la biomasse des parcelles pour optimiser ses traitements est une tendance de fond. Bosch France par exemple s’est associé à Hiphen, un spin-off de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) pour développer un capteur connecté pour l'optimisation de la nutrition des plants.

Le numérique au service de l'agronomie

Ces nouveaux outils montrent le retour en force d’un sujet : l’agronomie. "Il y a une prise de conscience de l’importance de la vie biologique des sols et des désastres environnementaux que peut causer l’agriculture, souligne Gilbert Grenier, conseiller technique du Sima. L’électronique embarquée sur les machines et l’analyse des données captées par le numérique peut aider à reprendre la main sur l’agronomie."

Cette prise de conscience a également impulsé le développement de robots des champs, plus respectueux de l’environnement que les traditionnels tracteurs. Bien présents au Sima, ces robots ne sont pas prêts encore de détrôner les gros tracteurs. Les engins de plus de deux mètres de haut aux pneus impressionnants sont encore légion. "On n’observe pas encore de diminution de la taille des tracteurs, reconnaît Gilbert Grenier. Mais des innovations émergent pour éviter que leur poids soit synonyme de tassement des sols."

Vers l'électrique

C’est ainsi que le premier prix des Trophées de l’innovation du Sima a été remis au constructeur allemand Claas pour une ensileuse à chenilles suspendues. Si les chenilles ont l’avantage de permettre une plus grande surface de portance et donc une meilleure répartition de la pression au sol, elles ont l’inconvénient de dégrader les sols dans les virages. Le système ici développé par Claas permet un relèvement partiel de la chenille dans les virages.

En bruit de fond du salon, une autre tendance émergente se fait entendre : l’électrification des tracteurs. Rendez-vous dans deux ans pour voir si elle prend son essor.

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