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"Au-delà de la personne, le futur ministre de l’Ecologie devra être dans un dialogue constant avec toutes les parties", pour Fabrice Le Saché, vice-président du Medef

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Entretien Fabrice Le Saché est porte-parole et vice-président du Medef dans la nouvelle équipe de Geoffroy Roux de Bézieux, et préside l'Aera, un groupe d’ingéniérie financière climatique pour le continent africain. Il décrypte la position des entreprises face à la démission de Nicolas Hulot, ministre de la Transition Ecologique et Solidaire.  

Au-delà de la personne, le futur ministre de l’Ecologie devra être dans un dialogue constant avec toutes les parties, pour Fabrice Le Saché, vice-président du Medef
Fabrice Le Saché est porte-parole et vice-président du Medef, et président de Aera
© Fabrice Le Saché

L'Usine Nouvelle - Nicolas Hulot fait un constat d’échec de son action environnementale, quelle est votre réaction ?

Fabrice Le Saché - Nous ne voulons pas nous prononcer sur une décision personnelle. Mais cela n’entame pas la démarche environnementale engagée par les entreprises. Nous avons pris des engagements en la matière lors de l’accord de Paris, les efforts de la place financière en faveur de la finance verte sont réels. Nous allons poursuivre.

Nicolas Hulot fait part d’un manque de soutien et renvoie chacun à ses responsabilités : le gouvernement, la société civile. Quel est la responsabilité des entreprises ?

Pour les entreprises françaises, la transition climatique est une révolution et une opportunité. Celle de vendre des offres avec une meilleure valeur ajoutée sur toute une série de besoin comme l’énergie, les transports, la gestion des villes. Des grandes entreprises comme Total, Engie ont pris le virage vers une stratégie décarbonée, d’autres comme Derichebourg investissent dans l’économie circulaire, les entreprises font partie de la solution. C’est aussi un vivier d’emplois, on estime à 144 000 les emplois verts en France et plus de 4 millions ceux qui sont touchés par une évolution dans leur métier comme dans le bâtiment.

Oui mais comment avancer plus vite, Nicolas Hulot fait part d’une stratégie des "petits pas" qui n’est pas à la hauteur de l’urgence ?

Il faut s’inspirer et valoriser les bonnes pratiques mis en œuvre par les entreprises. Et accroître leurs capacités d’investissement et d’innovation pour trouver les solutions techniques rapidement. L’avance technologique est, je le répète, une opportunité.

Quel est, dès lors, le rôle d’un ministre de l’Ecologie, dont l’instrument essentiel est la régulation ?

Nous ne sommes pas contre la régulation. Elle est essentielle mais elle doit être séquencée, avec des objectifs réalistes et ne pas conduire à des ruptures fortes qui créent des distorsions de concurrence avec au final un coût social. Le pire, ce sont des régulations intenables qui entraînent l’importation de produits à forte intensité carbone venu de l’étranger. Cela ne résout rien.

Quelles doivent être les qualités du futur ministre de l’Ecologie qui sera nommé ?

Au-delà de la personne, le ministre devra être dans un dialogue constant avec toutes les parties. Personne n’a la solution seul, il faut sortir des combats binaires. Et il faut stimuler l’investissement et la recherche, en préservant des outils très utiles comme le crédit impôt recherche qui donne des marges de manœuvres aux entreprises.

Le Grenelle de l’environnement était déjà il y a dix ans dans cette démarche de dialogue, mais l’objectif par exemple de baisser de 50 % l’usage de produits phytosanitaires en 2018 est un échec total ?

Il faut analyser si toutes les parties ont bien respecté leurs engagements. Les conditions était-elles réalistes ? Les moyens déployés à la hauteur ? En tous cas, sur de nombreux autres dossiers comme l’économie circulaire, les consommations d’énergie, les industriels ont réalisés de grand progrès. Les entreprises ne vont pas relâcher leurs efforts, c’est leur intérêt de s’inscrire dans ce changement. Le Medef a lui-même pris des engagements sur la biodiversité. Ses entreprises ont signé sur des engagements chiffrés d’investissement pour des produits et des services bas carbone lors du One planet summit à l’automne dernier.

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