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Au Blockchain Day Paris, la blockchain passe de l’utopie au business

Manuel Moragues ,

Publié le , mis à jour le 11/10/2018 À 21H02

Journée de conférences et débats dédiés à la blockchain, Blockchain Day s’est tenu ce mercredi 10 octobre à Paris. L’heure est à la confrontation de cette technologie avec le business.

Au Blockchain Day Paris, la blockchain passe de l’utopie au business
L'événement Blockchain Day s'est tenu au palais Brongniart à Paris le 10 octobre.
© D.R.

La foule qui emplit la nef du palais Brongniart, à Paris, en témoigne : la blockchain n’est plus l’apanage des cryptogeeks et des spéculateurs du bitcoin. Blockchain Day, la journée de conférences, pitchs et débats organisée mercredi 10 octobre par The Blockchain Group, aura fait la part belle aux applications de la blockchain. Cette technologie de stockage et de transmission d’informations distribuée, transparente et sécurisée qui se présente comme une révolution comparable à Internet.

"Appliquer la blockchain à votre industrie", "Utiliser la blockchain dans des cas réels", "Cas d’usage de la blockchain dans les télécoms"… L’heure est à la confrontation de cette technologie avec le business. Dans quel cas la blockchain peut apporter de la valeur ? "Dès que différentes personnes ont besoin d’interagir en confiance", répond lors d’un débat Ella Cullen, en charge du marketing de Minespider.

La traçabilité, mais pas seulement

Cette start-up développe une solution pour la traçabilité des matières premières afin de certifier un approvisionnement socialement responsable. Solea veut faire de même pour le cacao. BCDiploma vise pour sa part la certification des diplômes, avec pour proposition de valeur, d’une part de décharger les universités et écoles de la délivrance d’attestations et, d’autre part, d’offrir une solution simple de vérification aux employeurs.

La traçabilité est loin d’être la seule application de la blockchain. HealthBank propose de permettre à tout un chacun de partager à sa guise et en toute confiance ses données de santé pour faire progresser la recherche et recevoir des traitements personnalisés, Genki développe un "smart assistant" à l'allure d'enceinte connectée protégeant les données, Slock veut généraliser et uberiser les Uber et autres Airbnb

"L'avenir est aux blockchains spécifiques à une industrie"

Fabian Vogelsteller, grand nom de la blockchain et ancien d’Ethereum qui est aujourd’hui à la tête de Lukso, blockchain dédiée à la mode et au design, résume sur scène : "Je crois que l’avenir est au développement de blockchains spécifiques à un contexte, une industrie, afin de réunir des personnes d’un écosystème."

"Les puristes de la cryptographie qui se cantonnent aux ‘white papers’ [documents de travail, ndlr] et n’ont pas de business models sont éclipsés par ceux qui réalisent de vrais projets", tranche Christophe Doré en marge de l’événement. Venu de l’industrie du paiement, il ne connaissait pas la blockchain il y a un an. Il est aujourd’hui PDG de Money Track, start-up financée par Truffle Capital à hauteur de 2,5 millions d’euros et par le Fonds unique interministériel pour 1,3 million.

Remplacer un processus inefficace et coûteux

Son créneau ? Non pas inventer une application futuriste mais remplacer avec la blockchain un processus inefficace et coûteux à base de reçus papier : la vérification du bon emploi de versements financiers. Les 5000 euros versés par un assureur pour un sinistre sont-ils bien utilisés pour réparer les dégâts ? Les 1000 euros prêtés par une banque pour acheter une télévision ne sont-ils pas utilisés pour rembourser un autre crédit ?

"L’industrie a du mal à traquer ces petits montants. Avec notre solution blockchain, l’assureur ou le prêteur peut imposer des conditions à l’usage d’un paiement, le diriger vers un usage précis", explique Christophe Doré. Et d’ajouter : "Cela répond précisément à un besoin exprimé par les assureurs. Nous allons lancer en janvier un démonstrateur en janvier avec l’assureur April."

"La France a un énorme coup à jouer"

Pour le dirigeant, qui vise déjà le marché asiatique pour s’imposer en plate-forme de référence du paiement dirigé, "La France a un énorme coup à jouer avec ses mathématiciens." Un constat partagé par Xaviel Latil, directeur général de The Blockchain Group, qui salue "un vrai élan en France avec l’ambition affichée par le gouvernement de faire de la France la première place d’innovation dans la blockchain".

Lancé en juin sur les décombres de LeadMedia, The Blockchain group, 40 personnes, veut s’imposer en acteur central de l’écosystème français de la blockchain, avec quatre piliers : une entreprise de services numériques, xDev, une activité médias et événements (Le blockchain Day parisien n’est que la première étape d’une tournée mondiale), une agence qui organise les ICO (initial coin offering, équivalent en "tokens" d’une entrée en Bourse) et enfin, avec The Blockchain Camp, un incubateur prévu pour dans un an au cœur de Paris. Place au business.

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