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[Attrait de la France] "Le changement est réel après des années de French bashing", selon Pascal Cagni

Solène Davesne , , , ,

Publié le

Bonne nouvelle Pascal Cagni, ancien dirigeant chez Apple devenu président du conseil d’administration de Business France et ambassadeur délégué aux investissements internationaux, confirme un changement d'attitude des investisseurs face à la France. 

[Attrait de la France] Le changement est réel après des années de French bashing, selon Pascal Cagni
Pascal Cagni, président du conseil d’administration de Business France et ambassadeur délégué aux investissements internationaux
© Business France

L'Usine Nouvelle - Est-ce que l'amélioration de l'image du site France se traduit par une hausse des projets d’implantation ?

Pascal Cagni - Clairement, notre pays est vu de façon positive par les dirigeants à l’international. Cela se voit dans le nombre de dossiers gérés. Il y a un changement massif. Il est encore trop tôt pour connaître le nombre d’investissements attirés en 2018. Ce sera un challenge de faire mieux que l’an dernier qui avait été une année excellente. Mais on devrait réussir à tenir nos objectifs et être positif.

Il y a encore quelques semaines, un dirigeant m’a encore parlé de la taxe à 75 % sur les revenus mise en place en 2012 puis

supprimée. Mais c’est l’exception maintenant. Le changement est réel après des années de "French bashing". Un exemple parmi d’autres : le fonds Investcorp, qui était sorti de France il y a une dizaine d’années, a invité le Premier ministre à s’exprimer devant ses plus grands investisseurs fin octobre.

A quoi tient le changement ?

Le gouvernement a beaucoup de chance. Comparé à l’Italie, au Brexit, à la montée des populismes au Pays-Bas et en Autriche, et à l’ambiance de fin de règne en Allemagne, la France apparaît comme un océan de stabilité en Europe. Mais il a aussi eu un faisceau de mesures rapides qui ont créé une impression positive et lancé une tendance. Les ordonnances sur la loi travail, la baisse de l’impôt sur les sociétés à 25 %, la flat-tax à 30 % sont des réformes importantes. Il y a un alignement entre la perception et la réalité de l’attractivité du pays. Avant, quoi qu’on fasse, la perception était tellement négative que cela n’imprimait pas.

Nous commençons aussi à avoir une meilleure façon de nous exprimer. Que The Economist considère l’an dernier la France comme "The country of the year" montre le chemin parcouru. Quand je dis que j’ai travaillé chez Apple et que je suis rentré au pays parce que j’y crois, cela a aussi une crédibilité plus forte.

Que reste-il encore à améliorer pour convaincre les investisseurs étrangers ?

Nous devons continuer à nous battre contre les clichés. La France n’a pas conscience des actifs qu’elle a. La qualité des ingénieurs fait venir les grands comptes comme IBM, Facebook, Fujitsu, Samsung... Un travail important consiste à amener des faits aux dirigeants français dans les groupes étrangers, qui ont souvent un rôle essentiel pour affronter leur conseil d’administration. Nous avons créé un groupe LinkedIn pour ces dirigeants afin de leur donner les outils nécessaires. Ils sont une force de conviction supplétive pour se battre contre les idées reçues véhiculées par la presse anglo-saxonne.

Nous devons aussi reparler d’industrie. Il y a 20 ans, le rêve d’un jeune diplômé de grande école était de travailler dans un grand groupe. Désormais, c’est de devenir entrepreneur. La prochaine bataille, c’est que ces jeunes ingénieurs aient envie de devenir patron d’une PME ou ETI en province.

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