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Aryballe reconnaît toutes les odeurs

Ridha Loukil , ,

Publié le

Aryballe reconnaît toutes les odeurs

Un nez électronique qui imite les récepteurs olfactifs humains. C’est le dispositif NeOse, que développe Aryballe Technologies. Fondée en 2014, cette start-up grenobloise s’appuie sur un procédé novateur de détection d’odeurs issu de l’Institut nanosciences et cryogénie, un laboratoire mixte CEA-CNRS. "Notre technologie offre l’avantage d’un nez olfactif universel, assure Tristan Rousselle, son PDG et cofondateur. Elle peut détecter toutes les odeurs chimiques, alors que les nez électroniques actuels ne détectent qu’une odeur par gaz." Les nez électroniques existants s’appuient uniquement sur des capteurs biochimiques. NeOse, lui, imite le nez humain en combinant biochimie et optique. Au cœur de ce terminal portatif, qui tient dans la main, se trouve un prisme optique tapissé de nanocapteurs biochimiques. Une fois aspirées par le ventilateur intégré, les molécules se fixent sur les nanocapteurs, modifiant la diffraction de la lumière par le prisme, et sont photographiées. La photo constitue la signature visuelle de l’odeur à détecter. L’odeur est identifiée en comparant sa signature à une base de données établie par apprentissage chez Aryballe Technologies. Les applications potentielles se situent dans la santé (donner l’information d’odeur aux personnes atteintes de trouble de l’odorat), dans l’agroalimentaire (contrôle de la qualité), l’environnement (contrôle de la pollution), l’électroménager (détection de la péremption des aliments dans les frigos)…

Aryballe Technologies vient de lever 3,1 millions d’euros, principalement auprès de CEA Investissement, d’Innovacom et du groupe japonais Asahi Kasei. De quoi industrialiser et commercialiser sa technologie dès le début de 2017. La start-up, qui compte 12 personnes, prévoit en 2018 un chiffre d’affaires de plusieurs millions d’euros et un effectif de 15 à 20 personnes.

Ridha Loukil

L’innovation

NeOse imite le nez humain en combinant un terminal portatif, qui détermine la signature optique de l’odeur, et un service de traitement dans le cloud, qui identifie l’odeur grâce à une base de données construite et améliorée en permanence par apprentissage. Il peut détecter n’importe quelle odeur répertoriée dans la base.

 

l’opportunité

Le potentiel d’un nez universel est énorme : le seul trouble de l’odorat pourrait représenter un marché de centaines de millions d’euros d’ici à 2020.

 

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Usine Nouvelle N°3496-3497

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