Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine Aéro

Arianegroup va construire le premier démonstrateur de planeur hypersonique français

Simon Chodorge ,

Publié le

Vu sur le web Après la Russie et la Chine, la France aussi veut se doter d'armements hypersoniques. Le 21 janvier, la ministre des Armées a annoncé la notification d'un contrat à Arianegroup pour un démonstrateur de planeur hypersonique. Un premier essai en vol est prévu pour 2021.

Arianegroup va construire le premier démonstrateur de planeur hypersonique français
Une fusée hypersonique chinoise.
© CAAA

Lundi 21 janvier, à l’occasion de ses voeux, la ministre des Armées Florence Parly a annoncé le lancement d’un programme pour le développement d’armements hypersoniques. La France rejoint ainsi une course dans laquelle plusieurs pays du Conseil de sécurité de l’ONU sont déjà engagés : la Chine, les États-Unis et la Russie. Baptisé V-max (pour Véhicule Manoeuvrant eXpérimental) , ce projet doit donner lieu à un premier essai en vol pour la fin de l’année 2021. Arianegroup doit être le maître d’oeuvre industriel du projet, révèle L’Opinion.

"Nous avons décidé de notifier un contrat pour un démonstrateur de planeur hypersonique", Beaucoup de nations s’en dotent, nous disposons de toutes les compétences pour le réaliser : Nous ne pouvions plus attendre”, a déclaré Florence Parly en parlant d’un “saut technologique”.

Contourner les défenses antimissiles et dissuader

Le démonstrateur de planeur hypersonique devrait être capable de se déplacer à une vitesse dépassant Mach 5, soit plus de 6 100 km/h. L’intérêt d’armements si rapides est de contourner les défenses antimissiles. Autre avantage : faire peser la menace d’une frappe conventionnelle ou nucléaire en des temps records dans une perspective de dissuasion.

Des recherches sur la propulsion hypersonique sont déjà menées par les armées françaises. Le futur missile nucléaire ASN4G, successeur de l’ASMP, devrait ainsi intégrer cette capacité. Mais le “planeur” annoncé par Florence Parly aurait en plus l’avantage d’être manoeuvrable à très haute vitesse et donc d’être encore plus difficile à intercepter.

Des tests menés avec succès en Russie et en Chine

À l’étranger, certains pays ont déjà mené des tests concluants sur les armements hypersoniques. En décembre 2018, le Kremlin a annoncé le succès du test de son planeur hypersonique “Avangard” qui aurait atteint une cible à 4 000 kilomètres de distance en voyageant à plus de 24 000 km/h. De la même manière, la Chine aurait testé avec succès un planeur d’une vitesse de Mach 6. Afin d’anéantir de tels armements, les États-Unis projettent de développer des systèmes de défense antimissile spatiaux.

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Nous suivre

 
 

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle