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L'Usine de l'Energie

Arabie Saoudite, Etats-Unis, Opep, Russie... C'est qui le patron de l'or noir?

Myrtille Delamarche , , , ,

Publié le , mis à jour le 14/12/2018 À 16H14

Analyse L'analyse de Myrtille Delamarche, rédactrice en chef d'Indices et Cotations, sur les enjeux et le cours du pétrole.

Arabie Saoudite, Etats-Unis, Opep, Russie... C'est qui le patron de l'or noir?
Fin 2018, les Etats-Unis, désormais premier producteur mondial, ont dépassé 15 millions de barils par jour.
© Gage Skidmore CC Flickr

Longtemps, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a contenu la fluctuation des cours du baril. D’abord allié des États-Unis dans un échange sécurité des approvisionnements contre sécurité militaire, le cartel prend son indépendance en 1973, avec le premier choc pétrolier. Ce coup de force dégrade durablement les relations entre Riyad, principal producteur du cartel, et Washington. D’autant plus que la production américaine s’érode de moitié entre 1970 et 2010.

Mais la révolution des schistes, lancée en 2007, la fait remonter en flèche. Fin 2014, la surproduction mondiale qui en découle,

conjuguée au ralentissement de l’économie chinoise, terrasse le cours du pétrole. C’est le moment que choisit l’Opep pour mener un nouveau bras de fer contre l’Amérique. En décembre 2014, le cartel refuse de réduire sa production : les producteurs du Golfe ne veulent pas fermer les robinets pour laisser les producteurs américains leur prendre des parts de marché. Ils comptent sur leur étouffement, l’extraction de pétrole de schiste étant - croit-on encore - trop intensive en capital pour supporter durablement des cours aussi bas.

Le baril de Brent, coté à plus de 100 dollars à l’été 2014, tombe sous 30 dollars en janvier 2016. En novembre, constatant la résilience des schistes, l’Opep change de stratégie. Dans un accord historique, elle s’allie à l’autre concurrent du triumvirat pétrolier mondial, la Russie (11 millions de barils par jour). L’accord ressuscite les économies affaiblies de nombre de ses membres. Mais il sauve également les producteurs américains, qui forent à tout va.

Fin 2017, les États-Unis extraient 10 millions de barils par jour, leur record de 1970. Fin 2018, le désormais premier producteur mondial a dépassé 15 millions de barils par jour. Ce qui n’empêche pas son président, Donald Trump, de tancer l’Opep, sur Twitter, pour qu’elle laisse filer les cours à la baisse. Comme si elle avait encore la main sur le prix à la pompe de l’électeur américain...

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