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Après le Grand débat, les principales annonces d'Emmanuel Macron

Esther Attias

Publié le

Emmanuel Macron a présenté une série d’annonces à la suite du grand débat national, jeudi 25 avril 2019. Son discours, attendu le 15 avril, avait été repoussé après l’incendie de Notre Dame de Paris.  

Après le Grand débat, les principales annonces d'Emmanuel Macron
Lors de sa conférence de presse, le 25 avril, Emmanuel Macron a dit vouloir réformer des politiques publiques instaurées avec la fin de la deuxième guerre mondiale.
© Présidence de la République

Le 25 avril, le président de la République a annoncé une série de mesures prises en réponses à la crise des gilets jaunes et en prenant en compte les résultats des concertations citoyennes issues du grand débat national, clôt le 15 mars.

Le président a salué les mesures déjà lancées avant d’indiquer ses nouvelles propositions. Pas de rupture, donc, avec le début du quinquennat, mais une volonté de "mieux se faire comprendre" et de renforcer les réformes en cours. Voici ses propositions.

Baisse d'impôts

Le président a indiqué qu’il n’y aurait pas de hausse d’impôts mais une baisse significative de l’imposition "pour ceux qui travaillent et paient l’impôt sur le revenu". Il évalue le montant de cette nouvelle dépense fiscale à 5 milliards d'euros.

Emmanuel Macron a dit ne pas vouloir revenir pour l'instant sur la suppression de l’ISF, mis en place pour encourager l’investissement. Il a rappelé avoir créé un impôt sur le patrimoine immobilier (IFI) en contrepartie de la suppression de l’impôt sur la fortune. Il s'engage à une évaluation complète en 2020 de la transformation de l'ISF en IFI pour éventuellement recalibrer le dispositif.

Entreprises

L'un des principaux leviers d'économie envisagée, est la suppression de niches fiscales sur les entreprises. Emmanuel Macron a exclu de toucher aux niches qui concerne les ménages. En revanche il renvoie au gouvernement le choix des niches à éliminer.

La prime Macron sera reconduite en 202. Un "revenu universel d’activité" sera mis en place avant la fin du quinquennat.

Au sujet de l’évasion fiscale, le président a confié à la Cour des comptes la mission d’évaluer les sommes échappant à l’impôt et proposer des mesures fiscales pour lutter contre l’optimisation fiscale abusive.

Social, retraites et familles

Le président de la République a promis la réindexation des retraites de moins de 2000 euros pour début 2020 et a indiqué qu’il n’y aurait plus de sous-indexation des retraites à partir de 2021.

Si le président a affirmé ne pas toucher à l’âge légal de la retraite, fixé à 62 ans, et défend le principe d'une réforme systémique en points, il envisage d’allonger les durées de cotisations avec un système de décote, pour encourager les départs plus tardifs sans les contraindre. "Travailler plus" demeure un des piliers de son quinquennat, affirme-t-il. Mais il n'entend pas supprimer de jour férié.

Le président a promis de créer des droits à la retraite aux aidants familiaux – les parents au foyer et ceux qui mettent leur vie professionnelle entre parenthèses pour assister un proche dépendant.

Concernant les familles monoparentales, Emmanuel Macron accordera aux Caisses d'allocations familiales des prérogatives "pour prélever les pensions alimentaires dûes lorsqu’elles ne sont pas versées. On ne peut faire porter aux mères seules l’incivisme de leurs anciens conjoints."

Un conseil de défense écologique

Au sujet de l’éducation, le président souhaite limiter à 24 le nombre d’élèves dans les classes de la grande section au CM1. Il promet d’étendre le dédoublement des classes, déjà en cours, à la grande section.

Un "conseil de défense écologique", composé de 250 personnes issues de la société civile, sera mis en place.

Démocratie et organisation de l’Etat

Emmanuel Macron a annoncé vouloir rétablir une dose de proportionnelle à l’Assemblée nationale et au Sénat. De l'ordre de 20 %. Dans le cadre des questions réponses, il a indiqué la volonté de réduire le nombre de parlementaire de " 25% ou 30%". 

L’initiative citoyenne sera encouragée en abaissant à 1 million le nombre de signatures nécessaires pour donner jour à un projet de loi dans le cadre du référendum d’initiative partagé. Aujourd’hui, il faut 4,5 millions de signatures pour déclencher le dispositif.

Le Conseil Economique Social et Environnemental (CESE) sera réformé. 150 citoyens tirés au sort intégreront le CESE pour former un "conseil de la participation citoyenne". Ils travailleront sur les questions du logement, du transport, de l’écologie, entre autres. "Ce qui sortira de de cette convention sera soumis sans filtre  soit à un référendum, soit au parlement pour vote, soit en application par des règlements", a ajouté le président.

Réforme de l’ENA et des grands corps

Se prononçant sur la suppression de l’ENA (Ecole Nationale d’Administration) qui forme la haute fonction publique française, Emmanuel Macron a affirmé que "la haute fonction publique ne ressemble pas à la société que nous sommes" et que son "mode de recrutement crée un biais".

La refonte de l’ENA implique une réforme du recrutement, basé actuellement sur un concours, et une réforme de la formation au sein de l’école en l’ouvrant davantage sur la recherche et l’international. Surtout, Emmanuel Macron promet de supprimer le système des grands corps de l'Etat. A la sortie de l’école, les élèves sont affectés à un corps de la fonction publique où ils bénéficieront d’un poste tout au long de leur vie professionnelle. Les corps les plus prestigieux, comme la cour des comptes, le conseil d’Etat, la direction des finances publiques, garantit des carrières particulièrement prometteuses. Il confie à Frédéric Thiriez la mission de réfléchir à une alternative, avec possiblement à la clef la suppression de l’ENA sous sa forme actuelle.

Emmanuel Macron écarte le vote obligatoire et la prise en compte du vote blanc, deux propositions récurrentes au cours du grand débat.

Décentralisation

Emmanuel Macron a déclaré vouloir engager un mouvement de décentralisation clair pour 2020, notamment en réorganisant l’administration, sa présence sur le terrain et la responsabilité des différents acteurs locaux.

La décentralisation passerait par le transfert de "la responsabilité démocratique avec les financements" aux régions. Elle serait accompagnée d’un renforcement de la présence de l’Etat dans les 2000 cantons français, où des maisons "France Service" seraient ouvertes, offrant aux citoyens un accès aux services de l’Etat et à des opérateurs publics.

Le pouvoir municipal sera renforcé : "aucune fermeture d’hôpitaux ou d’écoles" ne sera permise sans l’accord du maire d’ici 2022.

Immigration

Prônant la maîtrise des frontières nationales et européennes et soulignant les faiblesses de l’espace Schengen, Emmanuel Macron souhaite que le Parlement débatte chaque année de la politique migratoire. Il évoque la possibilité d’avoir un espace Schengen comportant "moins d’Etats".

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