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Annuler les dettes de la zone euro après la crise, "totalement impensable" pour Christine Lagarde

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Publié le , mis à jour le 09/04/2020 À 11H00

La présidente de la Banque centrale européenne (BCE) a écarté l'hypothèse d'une annulation des dettes des États de la zone euro après la crise du Covid-19. S'exprimant le 9 avril, Christine Lagarde a indiqué que le redressement des finances publiques prendrait beaucoup de temps.

Annuler les dettes de la zone euro après la crise, totalement impensable pour Christine Lagarde
L'ex-directrice du FMI, Christine Lagarde, est arrivée à la présidence de la Banque centrale européenne (BCE) en novembre 2019. /Photo prise le 12 mars 2020/REUTERS/Kai Pfaffenbach
© Kai Pfaffenbach

Christine Lagarde, la présidente de la Banque centrale européenne (BCE), a écarté jeudi 9 avril l'idée d'une annulation globale des dettes contractées par les États de la zone euro dans leur gestion coûteuse de la pandémie du coronavirus Covid-19. "Cela me paraît totalement impensable", a déclaré sur France Inter la dirigeante.

Sortir de l'endettement va prendre du temps

Christine Lagarde a par ailleurs souligné qu'il faudrait "beaucoup plus de temps" que deux, trois, cinq ou dix ans pour que les États de la zone euro sortent de cet endettement. "Si dès la crise passée, la croissance revenue, on se met à resserrer tout de suite les politiques budgétaires et si on freine la croissance, on va retomber dans un écueil absolument à éviter", a dit la présidente de la BCE.

"Donc il faudra dans le temps, progressivement, procéder au remboursement des dettes et se remettre dans une pente plus stable et plus propice au bon équilibre des finances publiques, mais il ne faudra pas le faire de manière brutale", a argumenté la présidente.

"Quinze jours de confinement coûte à la croissance 1,5 point de PIB annuel"

Sur France 2, François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, membre du conseil des gouverneurs de la BCE, a souligné qu'il était "trop tôt pour donner des chiffres globaux" relatif au coût budgétaire du "bouclier" mis en place pour protéger les entreprises et les salariés. "En fonction de la durée, l'addition économique et l'addition budgétaire sera plus ou moins lourde mais de toute façon elle pèsera, c'est sûr", a-t-il dit.

"Quinze jours de confinement, ça coûte à la croissance 1,5 point de PIB annuel et ça coûte en déficit - le coût de ce bouclier qui protège les entreprise et les Français - plus de 1 point de PIB supplémentaire c'est-à-dire plus de 20 milliards [d'euros] par quinze jours de confinement", a précisé François Villeroy de Galhau.

"Un jour oui, il faudra rembourser cette dette, ça sera dans la durée, nous devrons faire un effort budgétaire avec des dépenses plus sélectives, mais cet effort sera aidé par des taux d'intérêt qui vont rester très bas et par l'action de la Banque centrale européenne qui fournit aujourd'hui des liquidités pour permettre de payer ces dettes", a poursuivi le gouverneur de la Banque de France.

Avec Reuters (Henri-Pierre André, édité par Jean-Michel Bélot)

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1 commentaire

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11/04/2020 - 10h54 -

La planète non plus n'annulera pas nos dettes.
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