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L'Usine Aéro

Air France : la grève des pilotes est un scandale... qui a coûté 330 millions de euros !

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Publié le , mis à jour le 29/10/2014 À 12H00

Le retrait du projet de développement de Transavia en Europe par Air France, sous la pression des pilotes grévistes, est symptomatique des maux qui touchent notre pays.  air France vient de chiffre le coût de cette grève à 330 millions d'euros. 

Air France : la grève des pilotes est un scandale... qui a coûté 330 millions de euros ! © Pascal Guittet - L'Usine Nouvelle

Est-il normal que des syndicats bloquent le développement international d’une entreprise ? Non. Est-il normal qu’en France dès qu’une entreprise tente d’innover, de se positionner sur de nouveaux marchés, des syndicats bloquent ces développements ? Non. Est-il normal qu’une entreprise soit contrainte, sous la pression d’une grève corporatiste, de retirer son projet de créer une filiale low-cost ? Non. Est-il normal que cette entreprise soit la seule en Europe à ne pas pouvoir développer une telle filiale alors que tous ses concurrents s’en sont dotés ? Non. C’est pourtant ce qui vient de se passer ces derniers jours dans le dossier Air France. Sous la pression d’une grève des pilotes de la compagnie, la direction a dû retirer son projet "Transavia Europe" de développement d’une filiale à bas coût pour retourner à la table des négociations.

Mais qu’est-ce qui ne tourne pas rond dans notre pays pour que l’on en arrive à de telles extrémités ? Que défendent ces pilotes si ce n’est de (très) confortables avantages acquis qui contribuent à grever la compétitivité de leur compagnie ? En aucun cas l’intérêt général, bien au contraire.

cas emblématique

Le cas Air France est emblématique du mal dont souffre notre pays. Quand on entend le secrétaire d’État aux transports dire que le projet est retiré parce que les pilotes ont fait grève, on s’interroge sur la volonté de nos dirigeants à s’atteler à la réforme du pays. Si la moindre corporation peut ainsi prendre en otage toute la nation pour bloquer la moindre évolution, on peut sérieusement s’inquiéter sur notre capacité de redressement. Ce que montre le renoncement dans le dossier Air France, c’est que personne -quelle que soit sa responsabilité- n’est prêt à faire les efforts nécessaires, à son niveau, pour participer au redressement de notre pays.

Thibaut De Jaegher

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1 commentaire

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28/09/2014 - 05h20 -

L'analyse est courte mais pertinente. Ce "cas d'école" est à rapprocher du renoncement à l'écotaxe, mesure adoptée à la quasi unanimité du Parlement, représentation souveraine de la Nation, qui s'est lui-même renié en ne réagissant pas à cet abandon.
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