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Quotidien des Usines

Adieu les 34 plans, vive les 10 solutions de la Nouvelle France industrielle

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Publié le , mis à jour le 19/05/2015 À 10H21

Le ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique, Emmanuel Macron, dévoile ce lundi 18 mai la réorganisation des 34 plans industriels. 9 grands axes sont conservés via des regroupements, dans une approche qui veut privilégier le client. La solution "Usine du futur" prend de l’ampleur pour soutenir toute les filières.

Adieu les 34 plans, vive les 10 solutions de la Nouvelle France industrielle © Pascal Guittet

Eviter les psychodrames et jouer la continuité avec son prédécesseur. C’est l’ambition affichée par Emmanuel Macron pour aborder la nouvelle phase de la Nouvelle France industrielle. Le locataire de Bercy n’a ainsi pas voulu couper de tête. Pas de disparition formelle de plans. Le ministre a préféré procéder à des regroupements. Seul deux plans sur les 34 suivent une nouvelle voie : l’e-éducation qui a trouvé un débouché naturel avec le plan numérique pour l’école doté d’1 milliard d’euros et celui des énergies renouvelables qui relèvent plus d’un comité stratégique de filière. Pourtant, si tous les sujets sont là, l’approche est assez différente. Il n’est plus question d’accoucher au forceps un moteur 2L au 100  mais de "mobilité écologique". Les regroupements se font autour de marchés considérés comme à fort potentiel.

 

Retrouvez la liste des 10 solutions de la Nouvelle France industrielle

 

Aux acteurs de l’industrie de démonter leur dynamisme 

Dans cette configuration, les acteurs les plus actifs trouveront auprès des pouvoirs publics des financements et une écoute sur des sujets règlementaires à débloquer. Il appartiendra ainsi aux entreprises de l’ex-plan drones de démontrer qu’elles sont l'un des centres d’excellence de la solution "transports de demain" qui agrège désormais aussi avions, bateaux et trains. Pas totalement dénuée d’une vision planificatrice, l’approche est nettement moins dirigiste que celle de son prédécesseur Arnaud Montebourg. Et c’est sans doute la marque d’un ministre qui fait confiance aux acteurs privés.

Les regroupements ont aussi la vertu, comme l’explique le cabinet d’Emmanuel Macron, de "faire discuter entre eux des acteurs jusqu’ici un peu en silo". Il ne paraît pas absurde de réunir dans un même cercle les acteurs du big data, des mégadonnées, et ceux des supercalculateurs. Le regroupement a aussi pour vocation de rendre visible l’offre française à l’export comme c’est le cas pour "la ville durable", une thématique largement promue par le secrétaire Etat au Commerce extérieur qui aura ainsi son versant intérieur. 

Une gouvernance à préciser

Pour l’instant les 10 solutions conservent à leur tête tous les ex-chefs de plan. Ce qui fait du pilotage des hydres à 4 ou 6 têtes. La situation doit évoluer avec la nommination d’une seule personne même si les autres resteront présentes pour mener à bien des missions spécifiques. Par rapport aux premiers plans, les objectifs de court et de moyen termes sont mieux définis et dotés d’échéances. Le plan le plus important, "la matrice" de toutes les autres initiatives comme l’explique Emmanuel Macron, est bien sûr "Industrie du futur" qui doit participer à moderniser l’ensemble des filières, des process jusqu’au business model. Au-delà de la technologie, l’accent est mis sur le déploiement en région et la formation des salariés en impliquant le Conseil national de l'industrie et la direction générale à l'emploi et à la formation professionnelle (DGEFP). Top départ chez Daher, premier site vitrine de l'industrie du futur, à Nantes ce 18 mai.

Anne-Sophie Bellaiche

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1 commentaire

Nom profil

18/05/2015 - 19h37 -

Des haut-fonctionnaires pour créer l'industrie du futur? Ils ne sont déjà pas capables de faire tourner ce qui existe!
Comme disait Coluche: "vous donnez le Sahara à des fonctionnaires, 5 ans après ils importent du sable".
Il y a pourtant assez de preuves partout (dans le monde) que ces gens-là n'ont tout simplement pas le seul moteur de l'activité privée: la compétition, avec en permanence l'épée de damoclès de l'éventualité de l'échec qui vous oblige à vous défoncer à longueur de temps.
J'ai créé mon entreprise il y a 25 ans, à partir de zéro. Aujourd'hui 600 pers dans le monde. Je sais la détermination que ça demande pour gagner, sans laquelle énergie j'aurais perdu.
Sorry pour le manque de modestie. Aucun fonctionnaire, même avec une bardée de diplômes, n'aura cette énergie, sans compter les freins de toutes sortes de la chose publique.
On prend date, et on regarde dans 2 ans ce sur quoi tout ce tintouin a débouché.
J'aimerais qu'un interlocuteur reste en contact pour qu'on en reparle. Sans compter ce que ça aura coûté.
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