Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

La French Fab a 1 an et mise plus que jamais sur le collectif

Arnaud Dumas

Publié le

Elle a fêté ses un an sur le salon Bpifrance Inno Génération. La French Fab a commencé à redorer le blason de l’industrie, en permettant d’adopter un langage plus positif sur l’industrie et en réunissant les industriels sous une même bannière.

La French Fab a 1 an et mise plus que jamais sur le collectif
Le coq bleu, emblême de la French Fab réunit sous ses ailes les industriels français.
© photo pascal Guittet

Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie, le lançait il y a tout juste un an. Le mouvement de la French Fab qui ambitionne de regrouper sous un même étendard les entreprises industrielles françaises fêtait son premier anniversaire lors du salon Bpifrance Inno Génération, le 11 octobre à Paris.

L’occasion de faire un premier bilan de cette initiative inspirée directement de la French Tech, sa petite sœur dédiée aux start-up. Pourtant, le bilan de la French Fab ne se traduit pas en chiffres. Certes, Julie Leibovici, la responsable de la French Fab chez Bpifrance, cite les 9 régions françaises qui ont lancé leur déclinaison locale du mouvement ainsi que les nombreux clubs portés par les dirigeants d’entreprises qui ont essaimé un peu partout en France.

L’industrie qui innove

Mais c’est plutôt du côté des témoignages des industriels qui arborent le coq bleu en origami, symbole de la French Fab, que se traduit l’intérêt du mouvement. "J’ai tout de suite été intéressée car elle présentait l’industrie dans tout ce qu’elle a d’innovant", lâche Anne-Charlotte Fredenucci, la présidente du groupe Ametra. Elle se souvient que lorsqu'elle a repris l'entreprise familiale, désormais un groupe technologique de 700 personnes pour 50 millions d’euros de chiffre d’affaires, du nez pincé de ses amis. "La French Fab permet de parler de l’industrie autrement que par les usines qui ferment", se réjouit-elle.

La bannière commune permet aussi aux PME de se faire reconnaître. "Je me sers du coq bleu pour briser la glace à l’étranger, confie Erwan Coatanéa, le président de Sodistra. Cela a apporté des opportunités de business." Ensemble, les TPE et PME peuvent jouer collectif à l’étranger, comme le démontre l’initiative prise par Erwan Coatanéa et deux de ses collègues, les sociétés Vlad et Sophia Engineering. A trois, ils ont développé un coq bleu de deux mètres connecté, vitrine technologique de la French Fab.

"Si on doit retenir quelque chose, c’est le collectif", témoigne de son côté Jean-Louis Louvel, le président du groupe Palette Gestion Services. Avec d’autres PME normandes, il a créé un incubateur de start-up locales, baptisé Normandie Factory. "L’Etat ne pourra pas tout faire, déclare-t-il. C’est à nous, privés, de nous prendre en main." Cet accélérateur permet aux partenaires industriels de se connecter à l’écosystème numérique.

Encore des freins à l’installation

Côté pouvoirs publics, on veut toutefois passer la vitesse supérieure. "Le seul message à passer, c’est qu’il faut mettre le turbo, car chaque jour compte dans cette volonté de développer l’industrie", souligne Delphine Gény-Stephann, la secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie. Nicolas Dufourcq, le directeur général de Bpifrance fixe le cap. De 130 entreprises  présentes sous la bannière French Fab à la Foire de Hanovre 2018, il veut en voir 500 pour celle de 2020. Une événement symbolique, car Emmanuel Macron, le président de la République a prévu de la visiter.

Mais tout n’est pas rose à l’ombre du coq bleu. "La French Fab c’est sympathique mais si on aime vraiment l’industrie il faut mettre en accord les paroles avec les actes, assène Olivier Schiller, le président de l’ETI familiale Septodont. Aujourd’hui on met beaucoup d’argent sur l’innovation mais il y a un vrai frein à l’industrialisation car les taxes de production sont trop élevées."

L’industriel spécialiste du médical ouvre pourtant une nouvelle usine à Mazamet (Tarn). Un investissement pour lequel il espère négocier des conditions d’installation favorables avec l’administration locale. "Si nous n’étions pas une entreprise familiale avec la volonté de nous inscrire dans le territoire, il aurait été plus rationnel de l’installer au Canada, par exemple", souligne-t-il. 

 

Réagir à cet article

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle