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L'Usine Aéro

A quoi servent les 9,8 milliards que l'Europe injecte dans le spatial ?

Hassan Meddah , , ,

Publié le

Ce 2 décembre, les ministres en charge de l'espace des vingt Etats membres de l'Agence spatiale européenne (ESA) réunis au Luxembourg ont mis sur la table 9,8 milliards d'euros. Ariane 6 remporte le gros lot mais comment cette somme est-elle répartie. La réponse ici.

A quoi servent les 9,8 milliards que l'Europe injecte dans le spatial ? © D.R.

8 milliards d'euros sur 10 ans pour les lanceurs

4 milliards d'euros seront dédiés au développement d'Ariane 6, de la fusée Vega C et du booster à propergol solide qu'ils auront en commun baptisé P120. Sur ces 4 milliards, 600 millions serviront à la construction d'un nouveau pas de tir à Kourou, à même d'accueillir Ariane 6.

La seconde moitié de ces 8 milliards permettra des adaptations des deux lanceurs européens actuels (Ariane 5 et Vega) ainsi que le fonctionnement du centre spatial guyanais. Cette enveloppe inclut 500 millions d'euros pour le support à l'exploitation et la maintenance des lanceurs Ariane 5 et Vega et de leurs installations fixes.

La France assure 52% de ce financement, l'Allemagne 22%.

800 millions d'euros pour la station spatiale internationale (ISS) sur 3 ans

L'Allemagne a convaincu ses principaux partenaires d'accroître leurs investissements vers l'ISS. Les Etats membres ont décidé de financer la station spatiale internationale à hauteur de 800 millions d'euros sur les trois prochaines années. La contribution italienne grimpe à 19%. La France a monté sa participation à hauteur de 28%.

Près de 200 millions pour la mission Exomars sur 3 ans

L'ensemble des pays a également décidé de faire un effort financier pour un programme essentiellement défendu par l'Italie : ExoMars. Au total près de 200 millions d'euros vont être engagés, qui s'ajoutent au milliard déjà investi. "Nous avons un financement suffisant sur Exomars pour signer les contrats industriels des le début de l'an prochain. La mission 2018 est sur des rails solide", a souligné Jean-Jacques Dordain, DG de l'ESA.

La mission 2016 qui vise à mettre à placer un orbiteur autour de Mars est elle pratiquement achevée: le satellite et l'atterrisseur vont rejoindre dans moins d'un an le site de lancement de Baïkonour (Kazakhstan). L'Italie et le Royaume sont les deux grands contributeurs à cette mission. La France a multiplié par quatre sa contribution qui atteint désormais 30 millions d'euros.

800 millions d'euros pour des partenariats publics privés

Invités surprises de cette ministérielle de l'ESA, des projets émanant de partenariats publics-privés non prévus à l'agenda de la réunion ont reçu 800 millions d'euros des Etats membres. Deux programmes sortent particulièrement du lot :

  • Le programme de satellites de télécommunications "Any sat" sera un satellite capable de s'adapter à une grande variété de charges utiles. Il est cofinancé avec l'opérateur EutelSat.
  • Le programme EDRS (European Data Relay System) est mené en partenariat avec Airbus Defence & Space. Il vise le développement de liaisons laser à haut débit entre satellites.

Hassan Meddah, au Luxembourg

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