Dans le cortège du 5 décembre à Paris, "Notre régime, c'est notre seul avantage"

Conducteurs de bus, mécaniciens aéronautiques, cheminots... De nombreuses professions du public comme du privé étaient réunies dans le cortège du 5 décembre à Paris, qui a rassemblé 65 000 manifestants selon les autorités, 250 000 selon les syndicats. Paroles de manifestants.

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Dans le cortège du 5 décembre à Paris,
Les affiches et slogans anti-gouvernement étaient légion.

Jeudi 5 décembre, 13 heures. La manifestation doit partir dans une heure mais déjà, des milliers de personnes se rassemblent vers l'intersection du boulevard de Magenta et de la rue du Faubourg Saint-Martin, dans le 10e arrondissement parisien. Le carré de tête se constitue, les représentants des syndicats s'expriment devant des murs de micros et de caméras. Non loin, des baffles crachent à un volume un peu trop élevé des classiques de la manifestation, comme Antisocial de Trust. L'odeur de grillade est omniprésente.

La majorité des organisations syndicales a fait le déplacement. "On s'est réunis pour faire reculer le gouvernement, pour qu'il retire sa réforme des retraites, explique Guillaume Bouslah, cheminot Fret SNCF à Clichy, et syndiqué à SUD Rail. Le modèle actuel est perfectible, mais il est calculé sur les six derniers mois de notre carrière. On sait pourquoi on cotise. Maintenant, on cotisera sans savoir, ça n'est pas acceptable". Selon les données du rapport Delevoye, "on sait seulement que l'enveloppe pour les retraites ne dépassera pas 14% du PIB. Le seul indicateur valable, c'est les pensions à 1000€ minimum, mais nous, on demande qu'elle ne puissent pas être en dessous du SMIC". Comment alors les financer ? Ne faudrait-il pas laisser tomber les régimes spéciaux, dont le gouvernement évalue le coût annuel à 9 milliards d'euros ? "C'est une bonne chose de vouloir l'égalité des régimes, mais le nivellement doit se faire vers le haut. On a de l'argent, les entreprises n'ont jamais fait autant de bénéfices, les actionnaires n'ont jamais eu autant de dividendes. Le ruissellement ne fonctionne pas. Il faut mieux taxer le capital."

De nombreux grévistes dans l'énergie et les transports

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