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L'Usine de l'Energie

A la Foire de Hanovre, Areva H2Gen voit l'hydrogène en grand

Manuel Moragues , ,

Publié le

A la foire de Hanovre, qui se tient jusqu'au 28 avril, Areva H2Gen a dévoilé son concept d'usine de production d'hydrogène par électrolyse de 60 mégawatts (MW). Pour le moment, cependant, seul un "stack" (ou pile) de 1 MW est présenté.

A la Foire de Hanovre, Areva H2Gen voit l'hydrogène en grand
Stack d'électrolyse de l'eau destiné à la production d'hydrogène.
© D.R.

L'industrie 4.0, c'est aussi l'industrie qui fait sa transition énergétique. A la foire de Hanovre (Hannover Messe), qui se tient en Allemagne du 24 au 28 avril, Areva H2Gen a dévoilé son concept d'usine de production d'hydrogène par électrolyse de l'eau de 60 mégawatts (MW). Une puissance énorme, qui vise à concurrencer les véritables usines à gaz qui produisent aujourd'hui 95 % de l'hydrogène mondial à partir d'hydrocarbures. "Cette usine de 60 MW pourra produire de l'hydrogène pour des applications industrielles telles que la pétrochimie", explique Areva H2Gen dans un communiqué.

Mais le vrai moteur de cette usine à hydrogène, c'est le "Power to Gas", soit "la valorisation des énergies renouvelables, dont une part de la production est actuellement perdue", précise l'entreprise, qui chiffre à a minima 5 000 MW la capacité d'électrolyse qui pourrait être alimentée à partir de l'électricité hydraulique perdue en Chine.

Première étape vers un stack de 2 MW

"En Europe du Nord, poursuit l'entreprise, installée à un nœud de réseau électrique par lequel transitent des quantités importantes d'énergie renouvelable, une telle usine d'électrolyse permettra d'équilibrer le réseau électrique" en absorbant et stockant les surplus de production pour les restituer au réseau via la réaction inverse de l'électrolyse de l'eau (pile à combustible).

Reste que pour le moment, Areva H2Gen ne présente sur son stand qu'un seul "stack" – ou pile – d'une capacité de 1 MW. Il s'agit selon l'industriel d'une "première étape vers la conception et la fabrication du stack de 2 MW, qui sera l'unité élémentaire pour un module de 10 MW".

Le français, né en 2014 de la fusion de CETH2, filiale de Smart Energies, et des actifs d'électrolyse d'Areva, développe une technologie d'électrolyse dite PEM (Proton Exchange Membrane, membrane à échange de protons). Détenu à parité par Smart Energies, Areva et l'Ademe, Areva H2Gen a inauguré en juin 2016 une usine d'électrolyseurs aux Ulis, dans l'Essonne.

Face à la technologie alcaline de McPhy

Si la technologie PEM est plus moderne, sa maturité et sa compétitivité sont encore à améliorer. Après diverses acquisitions dont celle de l'allemand Enertrag HyTec, le français McPhy, PME côtée en Bourse, développe et commercialise des électrolyseurs qui dépassent déjà les 2 MW. Ils utilisent une technologie plus classique, dite alcaline.

A la foire de Hanovre, McPhy ne présente pas ses gros électrolyseurs, mais SimpleFuelTM, une solution tout-en-un récompensée en janvier dernier par le Département de l’Energie américain (DoE). Elle combine production par électrolyse, compression, stockage et distribution d’hydrogène pour les véhicules à hydrogène. L'autre grand débouché promis au gaz léger.

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