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A l’université d’été de Medef, la mécanique affiche un bon moral

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Sous le soleil de l’université d’été du Medef, la fédération de la mécanique reçoit pour un petit déjeuner informel. Alors que la campagne présidentielle est lancée, elle affiche un satisfecit sur les dernières mesures prises en faveur de la modernisation de l’industrie française et un optimisme pour son activité. 

A l’université d’été de Medef, la mécanique affiche un bon moral
Bruno Grandjean, président de la FIM

Comment ça va la rentrée ? Chez les mécaniciens, pas trop mal. "Les carnets de commande repartent. Il y a un rebond très net de l’industrie automobile qui est un secteur poids lourd en France même si nous n’avons pas retrouvé les niveaux de production d’avant crise", se réjouit Bruno Grandjean, dirigeant de Redex et nouveau président de la FIM (Fédération des industries mécaniques). Les donneurs d’ordre de la filière médicale sont aussi actifs, selon Sylvie Guinard, présidente de Thimonnier, une PME de 70 personnes qui produit des machines d’emballage pour le médical ou l’agro-alimentaire et qui est venue faire un petit tour à l’université du Medef. Sa propre société vit à l’abri de la conjoncture française depuis quelques années, car elle exporte 85 % de ses machines, mais elle note un nouveau phénomène. Ses clients du secteur de la santé, en particulier ceux qui produisent des poches de perfusions, lui achètent désormais des machines pour moderniser leurs sites français. "Avant B Braun investissait dans son site Suisse et Technoflex, nous avait acheté des machines pour la Tunisie, mais récemment nous avons livré en France", explique la dirigeante de la PME de 15 millions d’euros qui embauche 4 à 5 personnes tous les ans depuis dix ans.

Merci le suramortissement

La reprise de l’investissement des entreprises, c’est ce qui donne le sourire au secteur de la mécanique. "Les chiffres sont bons et surtout on sent que la confiance revient, la mesure de suramortissement des investissements productifs a servi de catalyseur", estime Bruno Grandjean qui a milité ardemment pour ce dispositif en démontrant, chiffres à l’appui, la vétusté de l’appareil de production français. Une situation qui cadrait mal avec l’ambition de faire de la France, le pays à la pointe de l’usine du futur.

Il rend gré au désormais ex-ministre de l’Economie Emmanuel Macron de s’être impliqué sur cette thématique et d’avoir arraché à l’Elysée un arbitrage positif pour la prolongation de cette mesure jusqu’en avril 2017. Un dispositif fiscal dont le Cetim et le Symop ont fait la pédagogie lors d’une grande tournée en région pour pousser à la modernisation des PME industrielles dans le cadre de l'alliance pour l'industrie du futur.« Nous avons déjà entrainé 3400 entreprises dans cette dynamique. Nous allons amplifier nos efforts pour mobiliser le plus largement possible le tissu des 30000 Pmi qui constituent le socle de notre Industrie nationale » , explique Emmanuel Vielliard, président du Cetim.

Signaux faibles

Bruno Grandjean a aussi des raisons plus anecdotiques d’avoir le moral, mais c’est sans doute aussi ces petits signaux qui construisent la confiance. "Quand je vois Alstom remporter un contrat des trains à grande vitesse aux Etats-Unis, je sais que cela ne fera pas beaucoup d’emplois en France, à part peut-être dans les bureaux d’études, mais c’est très bon pour la réputation du made in France. Je peux dire à mes clients : vous savez les trains entre Boston et Washington, c’est une technologie française."  Le président de la FIM prend aussi comme des signaux très positifs le fait que "la France soit le premier marché du véhicule électrique", que "Renault lance après des années, une voiture de sport avec l’Alpine" ou "la création d’une joint-venture entre Michelin et Fives sur la fabrication additive».

La prochaine échéance

Pour la suite, Bruno Grandjean espère que dans l’élection qui s’annonce, les candidats à la présidentielle ne perdront pas de vue l’industrie. "Emmanuel Macron était un bon ministre et au vu de la journée d’hier, on voit qu’il va mettre de l’ambiance dans la campagne. Montebourg aussi d’ailleurs. Les deux animateurs de la campagne sont pour l’instant deux anciens ministres de l’industrie", note-t-il.

Mais, sur le campus de Jouy-en Josas, dans la tente des plénières, on s’installe déjà pour entendre les poids lourds de la droite. Ce matin, Nicolas Sarkozy et Bruno Lemaire, cet après-midi Alain Juppé. Pour mener une démarche systématique d’évaluation des candidats, le GFI (groupement des fédérations industrielles) a déjà décidé d’organiser ses "primaires de l’industrie". Il se prépare à inviter les candidats à la parution de son livre blanc de l’industrie ("Une industrie compétitive pour la croissance et l’emploi") qui sera publié le 22 septembre prochain.

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