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A l’heure où son concurrent GE est en crise, Siemens accélère le développement de sa plate-forme Mindsphere

Marion Garreau , ,

Publié le

A l’occasion du Digital Industry Summit qu’il organisait mardi 16 octobre avec Atos, Siemens a annoncé deux partenariats stratégiques en lien avec sa plateforme pour l'internet industriel des objets, Mindsphere. Un développement que le géant allemand accélère fortement à l'heure où l'avenir de la plateforme concurrente Predix de General Electric est incertain.

A l’heure où son concurrent GE est en crise, Siemens accélère le développement de sa plate-forme Mindsphere
Photo de démonstration de l'usine connectée vue par Siemens.

Alors que General Electric (GE) était un concurrent sérieux pour s’imposer sur le marché de l’Internet industriel des objets avec sa plateforme Predix, la crise actuelle du conglomérat américain le pousse à se séparer d’une partie de ses activités digitales dont Predix. Une aubaine pour ceux qui restent en course, au premier chef Siemens.

Pour le conglomérat allemand, le calendrier est idéal : à l’heure où l'avenir de la solution de GE est incertain, il accélère au contraire le développement de sa plateforme Mindsphere, comme le démontrent plusieurs annonces faites mardi 16 octobre à Paris lors du Digital Industry Summit que le géant des automatismes organisait avec son partenaire Atos.

Renforcer la création d'un écosystème

Siemens a d’abord signé ce jour un partenariat avec le Centre technique des industries mécaniques (Cetim) pour l’accompagnement des PMI (petites et moyennes industries) et TPI (très petites industries) dans leur transformation digitale. Engagé depuis 15 ans sur cette mission, le Cetim va donc désormais mettre en avant les solutions numériques de Siemens, quand elles sont pertinentes, auprès des entreprises françaises qu’il accompagne.

Siemens a ensuite renforcé ses relations avec la start-up française Braincube, qui développe des algorithmes d’intelligence artificielle permettant à partir de données collectées d’identifier les conditions de production optimales afin de les reproduire. En passant d’un contrat commercial qui rendait l’application de Braincube disponible sur Mindsphere à une prise de participation au capital de la start-up, Siemens fait un pas de plus dans la création d’un écosystème autour de sa plateforme. "Nous allons recruter des personnes qui parlent allemand et créer une équipe là-bas", a expliqué devant la presse Laurent Laporte, président et cofondateur de Braincube, qui va développer de nouvelles applications pour Siemens.

870 clients en Europe, 40 applications

L’écosystème était justement l’un des points forts de Predix, GE ayant très tôt appelé les start-up à développer des applications sur sa plateforme, et à l’inverse un point faible de Mindsphere. "Aujourd’hui toutes les start-up présentes sur Predix viennent nous voir", répond sur ce point Laurent Mismacque, directeur du service clients France chez Siemens Industry et en charge de la Data Intelligence.

Pour ce responsable, Mindsphere est aujourd’hui à un tournant de son développement. "Quand nous avons démarré notre plateforme, nous avons considéré que nous n’aurions pas accès à suffisamment de données pour créer de la valeur donc nous nous sommes focalisés sur la connectivité des appareils et des usines de nos clients avant de leur proposer des applications, explique Laurent Mismacque. Aujourd’hui, nous avons progressé sur ce point et nous avons stabilisé l’architecture de Mindsphere en basculant le stockage des données sur Amazon Web Services et sur Microsoft Azure. Nous pouvons donc accélérer le déploiement des applications." Aujourd’hui, une quarantaine d’applications sont disponibles sur Mindsphere, qui compte 870 clients en Europe.

Premier à attaquer le marché chinois

Pour accompagner ce déploiement, Siemens va inaugurer en février sur le plateau de Saclay un premier centre dédié aux applications de Mindsphere, ouvert en partenariat avec le CEA List. 2019 sera une année d’offensive pour porter Mindsphere sur le marché des clients finaux mais aussi des constructeurs de machines industrielles, explique Laurent Mismacque. Sans oublier la signature cet été d’un contrat avec Alibaba qui va lui permettre d’accéder à un cloud chinois et donc d’attaquer en premier ce marché.

Si Siemens doit encore rivaliser avec PTC et sa plateforme ThingWorx, mais aussi avec Schneider Electric et son EcoStruxure, avec Bosch et sa Bosch IoT Suite et avec ABB et son Ability, le spécialiste allemand des automatismes a confiance. "La messe est dite, il me semble", lâche Laurent Mismacque à l’évocation de cette guerre des plateformes. En juillet une étude du cabinet ABI Research plaçait certes GE avec Predix en numéro deux de l’IoT industriel, mais PTC en numéro un, ABB en troisième et Siemens en quatrième place.

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