A Chamalière, la banque de France confie ses billets aux robots

Une page se tourne sur l’un des sites les plus secrets de France où une ligne d’emballage de billets entièrement automatisée verra le jour fin 2019.

Partager
A Chamalière, la banque de France confie ses billets aux robots
L'empaquettage des billets est désormais automatisé dans l'imprimerie de la Banque de France à Chamalière.

L’un des plus grands coffres forts français se modernise. Dans le Puy-de-Dôme, l’imprimerie de Chamalière, propriété de la banque de France, où sont imprimés entre 1 à 1,5 milliard de billets Euro chaque année, vient d’investir 5 millions d’euros pour automatiser le process d’emballage de ses billets. Actemium, la marque industrielle de VINCI Energies dédiée au process a été choisie par la Direction générale de la Fabrication des billets (DGFB) de l'institution pour réaliser ce projet, de l’après impression jusqu’à la palettisation. "On a fait entrer l’usine 4.0 à la banque", assure François Gsell, pilote du projet. Débutée il y a un an par une phase d’avant-projet, la réalisation a commencé en août. "2 machines sur 6 dédiées à la préparation de billets, -pour filmer, étiqueter et regrouper-, ont été installées ainsi que l’équipement d’encartonnage et de palettisation", précise François Gsell.

Trois coffres forts mobiles

Dans cet atelier de 1600 m2, la manipulation des valeurs, hier encore assurée par des hommes, sera bientôt entièrement effectuée par des robots. François Gsell explique : "Une fois imprimées, les 6 coupures de 5 à 200 euros sont préparées en mise (l’unité de mesure correspondante à un lot de 1000 billets) sur l’une des machines Isipack avant d’être regroupés par des îlots robotisés en lots de 10. Les billets sont ensuite automatiquement chargés dans les AIV (Autonomous Intelligent Vehicule)." Au nombre de 3, disposant d’une capacité de chargement de 20 000 billets, ces véhicules autonomes de 50 cm de côté sur 1m20 de haut a été la solution retenue pour effectuer les allers-retours avec la zone d’encartonnage, où la précieuse cargaison est ensuite emballée avant d’être palettisée. "Ce robot collaboratif a évité l’installation de plusieurs centaines de mètres de convoyage", précise François Gsell qui ajoute : "les mètres carrés dans les structures ultra sécurisées sont très chères. Cela dispense aussi des opérations de maintenance".

Des robots pour remplacer les 4 yeux

Outre l’amélioration de la sûreté et de la traçabilité des billets, l’ingéniériste a également rationalisé le nombre de personnes sur la ligne. Et pour cause, dans cet environnement très spécial, la règle des "quatre yeux" oblige un opérateur au contact avec les billets à être surveillé par un second. "D’ici un peu plus d’un an, l’installation sera dans sa configuration optimale, l’homme n’aura plus à toucher aux billets", affirme François Gsell. Une bonne nouvelle pour les personnels qui peuvent, ainsi, espérer réduire les risques de troubles musculo squelettiques (TMS) et voir disparaître les tâches sans valeur ajoutée. Les robots ne s'en plaindront pas.

Sujets associés

NEWSLETTER La Quotidienne

Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.

Votre demande d’inscription a bien été prise en compte.

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes...

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes du : Groupe Moniteur Nanterre B 403 080 823, IPD Nanterre 490 727 633, Groupe Industrie Service Info (GISI) Nanterre 442 233 417. Cette société ou toutes sociétés du Groupe Infopro Digital pourront l'utiliser afin de vous proposer pour leur compte ou celui de leurs clients, des produits et/ou services utiles à vos activités professionnelles. Pour exercer vos droits, vous y opposer ou pour en savoir plus : Charte des données personnelles.

LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

Tous les événements

LES PODCASTS

A Grasse, un parfum de renouveau

A Grasse, un parfum de renouveau

Dans ce nouvel épisode de La Fabrique, Anne Sophie Bellaiche nous dévoile les coulisses de son reportage dans le berceau français du parfum : Grasse. Elle nous fait découvrir un écosystème résilient, composé essentiellement...

Écouter cet épisode

Les recettes de l'horlogerie suisse

Les recettes de l'horlogerie suisse

Dans ce nouvel épisode de La Fabrique, notre journaliste Gautier Virol nous dévoile les coulisses de son reportage dans le jura suisse au coeur de l'industrie des montres de luxe.

Écouter cet épisode

Le rôle des jeux vidéo dans nos sociétés

Le rôle des jeux vidéo dans nos sociétés

Martin Buthaud est docteur en philosophie à l'Université de Rouen. Il fait partie des rares chercheurs français à se questionner sur le rôle du jeu vidéo dans nos sociétés.

Écouter cet épisode

Les coulisses d'un abattoir qui se robotise

Les coulisses d'un abattoir qui se robotise

Dans ce nouvel épisode de La Fabrique, Nathan Mann nous dévoile les coulisses de son reportage dans l'abattoir Labeyrie de Came, dans les Pyrénées-Atlantiques, qui robotise peu à peu ses installations.

Écouter cet épisode

Tous les podcasts

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

Trouvez les entreprises industrielles qui recrutent des talents

ORANO

Ingénieur Contrôle Commande F/H

ORANO - 09/12/2022 - CDI - La Hague

+ 550 offres d’emploi

Tout voir
Proposé par

Accédez à tous les appels d’offres et détectez vos opportunités d’affaires

41 - BLOIS

ETUDES PRE-OPERATIONNELLES POUR LA CREATION DE LA ZAC DU PARC D'ACTIVITE AU NORD-EST DU COEUR DE L'AGGLOMERATION DE BLOIS.

DATE DE REPONSE 09/01/2023

+ de 10.000 avis par jour

Tout voir
Proposé par

ARTICLES LES PLUS LUS