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45 800 emplois créés dans le privé au deuxième trimestre

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Publié le , mis à jour le 10/09/2019 À 09H46

Infographie L'emploi salarié en France a progressé de 0,2% au deuxième trimestre en France après une hausse confirmée à 0,4% sur les trois mois précédents, selon les données publiées mardi 10 septembre par l'Insee. Tandis que le chômage est en baisse, des inquiétudes surgissent néanmoins.

45 800 emplois créés dans le privé au deuxième trimestre
L'emploi salarié en France a progressé de 0,2% au deuxième trimestre en France. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau
© Charles Platiau

L'économie française - départements d'Outre-mer inclus - a créé 56.200 emplois en net au dernier trimestre - 45.800 dans le privé et 10.500 dans la fonction publique, a indiqué mardi 10 septembre l'Insee. Dans sa première estimation "flash" publiée le 9 août et portant sur le seul secteur privé, l'Insee avait fait état de 62.100 créations nettes d'emplois au 2e trimestre 2019.

Pour le 1er trimestre 2019, l'Insee a confirmé une hausse de 0,4% de l'emploi salarié, avec un total de 102.600 créations nettes. Sur les douze mois à fin juin, les créations nettes d'emploi atteignent 269.900 en net (+1,1%), avec un gain de 251.200 postes pour le secteur privé et de 18.700 pour le public.

L'industrie continue de progresser

Au deuxième trimestre, l'emploi salarié dans les services marchands a progressé de 0,3%, avec 33.900 créations nettes de postes. L'intérim a renoué avec la contraction, détruisant 1.700 postes. Parallèlement, l'industrie a créé 1.400 postes après 7.900 (+0,3%) au 1er trimestre, la hausse sur un an atteignant 19.100. Dans la construction, les créations nettes ont atteint 6.400 (+0,5%). Sur un an, le secteur a créé 39.600 emplois en net (+2,9%).

Dans un communiqué distinct, l'Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss) - qui ne prend en compte ni l'emploi à domicile ni l'emploi agricole dans son étude - estime la hausse des effectifs salariés du privé à 0,3% (+47.200 postes) au deuxième trimestre et à 1,4% sur un an (+258.200). Elle fait également état d'une hausse du salaire moyen par tête (SMPT) de 0,8% sur la période après une contraction de 0,3% au trimestre précédent, la hausse sur un an atteignant 1,7%. La prise en compte de la prime exceptionnelle de pouvoir d’achat instaurée fin 2018 dans le cadre des mesures d’urgence économiques et sociales, porte l’évolution du SMPT à 1,1% au premier trimestre et à -0,7% au deuxième, précise l'Acoss.

En comparaison, les prix à la consommation hors tabac de l’ensemble des ménages progressent de 0,5% ce trimestre et de 0,8% sur un an.

Au total, la masse salariale (soumise à cotisations sociales) croît de 1,1% au deuxième trimestre 2019 (après +0,2%). Sur un an, elle progresse de 3,1% (après + 2,7%). En prenant en compte la prime exceptionnelle de pouvoir d’achat (exonérée de toutes cotisations et contributions sociales) pour donner une vision de l’ensemble des rémunérations versées, la masse salariale diminue légèrement au deuxième trimestre (-0,3 % après +1,5 %).

Derrière la baisse du chômage, des inquiétudes

 

La baisse du chômage (qui atteint son taux le plus bas depuis dix ans, à 8,5 %) s’est accompagnée d’une progression du taux d’emploi à temps complet et d’une diminution de celui des emplois à temps partiel. Le secteur de l’industrie a également bénéficié de cette reprise et parvient donc à amplifier les créations d'emploi, tendance entamée il y a un an et demi après des destructions d’emplois qui demeuraient ininterrompues depuis 2001.

Pourtant, dans le même temps, "le taux d’activité diminue ce trimestre, ce qui souligne un manque d’attractivité évident du marché du travail français, mais aussi les failles de l’indicateur utilisé pour évaluer le chômage, estime dans un communiqué le "Hiring Lab", l'institut de recherche d'Indeed composé d'économistes qui suivent les marchés de l'emploi dans le monde. En effet, celui-ci ne comptabilise les personnes jugées « inactives » et souhaitant travailler, une situation qui concerne 1,5 million de personnes, selon l’INSEE. De plus, la reprise économique montre des signes d’essoufflement, si bien qu’il n’est pas certain que l’industrie, véritable baromètre de la compétitivité du pays, puisse continuer à tirer profit de cette embellie."

avec Reuters (Marc Joanny)

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