350 technologies ont été transférées par les SATT

Les Sociétés d’accélération du transfert de technologies, créées depuis 2012 pour valoriser la recherche académique, dressent un bilan de leur action : 350 licences vendues à des entreprises, la participation à la création de plus de 100 start-up, et 900 investissements dans la maturation d’innovations issues des laboratoires publics.

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350 technologies ont été transférées par les SATT

Les 14 SATT (Sociétés d’accélération du transfert de technologies) créées en plusieurs vagues pour valoriser les innovations nées dans les établissements de la recherche publique (universités, CNRS, écoles d’ingénieurs, Instituts de recherche) des différentes régions, affichent un bilan prometteur.

Depuis 2012, année de naissance des premières SATT, le réseau a investi dans 900 projets de maturation d’innovation, destinés à porter une idée jusqu’à la preuve de concept, vendu 350 licences à des entreprises, et participé à la création de 106 start-up. Nées dans le cadre du Plan d’investissement d’avenir (PIA), les SATT disposent de 850 millions d’euros à dépenser sur dix ans.

Les SATT, des structures privées (SAS) dont les actionnaires sont l’Etat (via la CDC) à 33%, et les établissements de recherche locaux pour le reste, sont chargées de sélectionner et d’accompagner des projets innovants issus des laboratoires, en veillant à leur maturité scientifique, leurs opportunités de marché, tout en prenant en charge les questions de propriété intellectuelle.

750 personnes travaillent dans le réseau des SATT (scientifiques, business développeurs, spécialistes de la PI, ingénieurs et techniciens), qui couvrent au total 185 établissements d’enseignement supérieur et de recherche. Manquent à l’appel, deux instituts, l’Inria et l’Inra, qui ont préféré garder leur propre structure de transfert, une région – la Normandie, et les DOM-TOM.
"Le critère de sélection des projets est leur potentiel de création de valeur", indique Norbert Benamou, président du réseau SATT. En régime de croisière, un tiers des projets sélectionnés ne devraient finalement pas arriver sur le marché – ce qui est considéré comme normal.

Les SATT évaluées ont toutes été refinancées contrairement aux IDEX

Neuf SATT ont déjà subi une évaluation au bout de trois années d’existence (en 2014-2015). Examen réussi puisque les sociétés de transfert ont été refinancées pour la période suivante.

Pour cette première évaluation, il s’agissait de jauger le niveau d’activité des SATT (dont témoignent globalement les chiffres cités plus haut), mais aussi, via des questionnaires et entretiens, l’implication des établissements – actionnaires- dans le fonctionnement de la société, et la qualité du service rendu, du côté des chercheurs comme du côté des entreprises à la recherche de technologies.

Récemment, une autre évaluation de structures nées du PIA, les Idex, projets de fédération d’universités, s’est moins bien passée : Trois Idex sur huit seulement ont été reconduits (Aix-Marseille, Bordeaux et Strasbourg), trois ont bénéficié d’une période probatoire (Sorbonne universités, Paris Sciences et Lettres, Paris Saclay), et deux ont été arrêtés (Sorbonne Paris Cité et Toulouse), faute d’avoir entrepris de réelles mesures de fusion.

Les SATT, quant à elles, subiront en tout trois évaluations sur dix ans. Avec des critères qui évolueront : les prochaines évaluations prendront en compte les résultats effectifs en termes de transferts technologiques, et finalement les retours financiers. Car les SATT, à terme, ont pour vocation d’atteindre l’équilibre financier, via les revenus de licences et des prestations annexes. "Des sociétés de transfert peuvent devenir rentables, mais la question est de savoir si la limite de dix ans imposée par le PIA est satisfaisante. Sans doute faudrait-il définir un horizon adapté au contexte de chaque SATT", estime Norbert Benamou.

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