28/11/2007; Thales, Safran, UIMM, Areva, Apple, Orange, Iberia...

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Thales Safran c'est fini ! L'ancien président de l'UIMM devant la brigade financière. Areva relancé par ses succès chinois. L'iPhone est lancé aujourd'hui. Les ventes de téléphones mobiles ont dépassé les attentes. Iberia ne d

Les entreprises citées

Thales Safran c'est fini !
« Les conditions ne sont pas réunies pour une alliance entre Thales et Safran » soupire Denis Ranque, le patron du groupe d'électronique de défense, dans un entretien aux Echos. Les spéculations étaient pourtant insistantes depuis longtemps et nombreux étaient les acteurs des secteurs de l'aéronautique et de la défense à parier sur un rapprochement avec Safran, le groupe né il y a deux ans de la fusion entre Sagem et Snecma. Il estime pourtant que les deux groupes sont largement complémentaires sur les mêmes marchés, l'aéronautique, l'armement et la sécurité et que les deux groupes réalisent des systèmes complexes pour les mêmes clients qui réclament des offres plus étendues alliant différentes technologies. Les possibilités de coopérations ou d'alliances ont donc du sens. Mais l'environnement macroéconomique, notamment avec la chute du billet vert et les chantiers prioritaires de développement et de gains en productivité de Safran, ne permettent pas de présenter un projet bien ficelé aux différents actionnaires. Par contre, Denis Ranque se déclare ouvert à une « coopération » accrue avec l'italien Finmeccanica, -elle est déjà forte dans le domaine spatial- et a un rapprochement avec Nexter (ex-Giat industries).

L'ancien président de l'UIMM devant la brigade financière.
Denis Gautier-Sauvagnac a été placé hier en garde à vue dans les locaux de la brigade financière de Paris dans le cadre de l'enquête préliminaire sur des retraits suspects en liquide dans les caisses du syndicat de la métallurgie, deux mois après la saisie du parquet par Tracfin, la cellule anti-blanchiment du ministère des Finances. C'est son avocat qui a précisé, que son client était interrogé dans les bureaux de la rue du Château des rentiers sous le régime de la garde à vue. Il a également souligné que les faits concernés portaient plus "sur une pratique que sur une fraude", rapporte les Echos. Cette dernière, qui peut durer 48 heures, pourrait déboucher sur une information judiciaire et une éventuelle mise en examen pour abus de confiance et recel. L'enquête porte sur la somme de 26 millions d'euros retirés entre les années 2000 et 2007 sur les comptes bancaires de l'organisme, qui compte 45 000 entreprises adhérentes, 1,7 million de salariés, une quinzaine de millions d'euros de budget annuel, et qui auraient servis selon l'intéressé à « fluidifier les relations sociales ». Quelle que puisse être la destination des valises de billets prélevées dans la caisse noire, soutien financier d'entreprises confrontées à des occupations d'usines, contributions aux financements des syndicats, achat de la paix sociale, voire obtentions de certains accords, l'ex-homme fort de la plus puissante fédération du Medef va devoir s'expliquer plus avant. D'autant que d'importantes sommes ont été retirées au moment des deux dernières élections présidentielles de 2002 et 2007.

Areva relancé par ses succès chinois.
Confortée par son contrat chinois, deux réacteurs EPR de nouvelle génération, Anne Lauvergeon n'a pas tardé à monter au créneau pour défendre un modèle intégré de développement de l'entreprise, face à un éventuel rapprochement avec Alstom. Elle pointe les effets négatifs d'une telle opération, avec notamment l'éviction de Siemens, le partenaire allemand d'Areva dans l'ex-Framatome, et les contreparties qui pourraient immédiatement être exigées par les autorités de la concurrence européennes. Même si au sommet de l'Etat les réflexions se poursuivent sur la refonte de la filière nucléaire française, les rapports de force ont néanmoins changé en faveur du spécialiste du nucléaire, analyse les Echos. Pour grossir par croissance organique et suivre les bonnes perspectives du marché mondial, l'ancienne conseillère de François Mitterrand estime que le groupe à besoin de moyens financiers supplémentaires et d'une augmentation de capital. Dans le sillage du contrat chinois, d'autres marchés pourraient s'ouvrir et les commandes potentielles de réacteurs pourraient se monter à une vingtaine d'unités d'ici à 2012. Un projet d'ouverture du capital avait été encouragé il y a trois ans par Nicolas Sarkozy, lorsqu'il était à Bercy. Siemens a par ailleurs récemment réaffirmé ses ambitions dans le nucléaire et souhaité resté associé à la filière française, en y investissant au besoin quelques milliards d'euros supplémentaires. Sans trancher définitivement, l'Etat pourrait dans un premier temps autoriser le CEA, premier actionnaire d'Areva à mettre sur le marché une partie de ses titres.

L'iPhone est lancé aujourd'hui.
L'opérateur mobile Orange a obtenu l'exclusivité de la distribution sur le marché français du dernier gadget d'Apple et compte en écouler entre 50 et 100.000 d'ici à la fin de l'année. Dans un entretien à la Tribune, Didier Lombard patron de France Télécom, s'explique sur les retombées estimées de ce lancement. Il mise autant sur des retombées en termes commerciaux qu'en terme d'image pour Orange. Son cœur de cible se situe entre les aficionados de la firme à la pomme et les utilisateurs de Smartphones, avec en plus le côté tendance qui devrait élargir la clientèle. Il estime qu'avec les fonctionnalités de ce terminal, téléphonie, internet, musique, vidéo et ses commandes intuitives, le marché de la mobilité va basculer sur le web. Avec l'iPhone, l'opérateur espère s'être positionné pour devenir un leader dans ce virage des usages. Pour autant ce téléphone mobile évolué ne sera pas bon marché, reconnait Louis-Pierre Wenes directeur exécutif d'Orange, dans une interview au Figaro. Il se positionne d'emblée comme un terminal haut de gamme, à près de 400 euros, associé à un forfait mensuel. Et ces derniers démarrent à 49 euros (deux heures de forfait) pour atteindre 119 euros mensuels pour huit heures. Mais l'engouement semble déjà certains, 62 000 personnes auraient manifesté leur intérêt en s'inscrivant sur le site Orange.

Les ventes de téléphones mobiles ont dépassé les attentes.
289 millions d'unités auraient été vendues au troisième trimestre, des chiffres en progression de 15%, des ventes qui pourraient terminer l'année autour de 1,1 milliard estiment les cabinets spécialisés. Le marché a surtout été dopé par la croissance des pays émergents, en Asie Pacifique, en Europe de l'Est au Moyen-Orient et en Afrique. Cinq constructeurs se partagent près de 82% des ventes : le finlandais Nokia reste le numéro un avec 110 millions de mobiles au dernier trimestre (38,1% de part de marché). C'est le coréen Samsung qui monte sur la seconde marche du podium, avec presque 42 millions d'unités (14,5% de pdm) au détriment de Motorola. L'américain n'a vendu que 37,8 millions d'appareils, chutant à un peu plus de 13% de part de marché, perdant plus de 7 points par rapport à l'année dernière, indique le Financial Times, alors qu'il manque cruellement de nouveaux modèles attrayants. Sony-Ericsson et LG poursuivent leurs progressions avec respectivement 8,8 et 7,1%.

Iberia ne décolle pas dans la consolidation européenne.
Le dossier Iberia fait du surplace dans le jeu de la réorganisation du ciel européen, indique la Tribune. Le fonds d''investissement TPG et la compagnie British Airways (déjà actionnaire à près de 10%) ont abandonné leur projet d'OPA sur le transporteur hispanique, une seule offre reste en lice provenant d'une groupe d'investisseurs espagnols (dont le fonds Gala Capital). Mais si elle se réalisait, elle n'aboutirait qu'à un simple mouvement d'actionnaires. Le problème de la compagnie ibérique reste donc entier, poursuit le quotidien. Elle est encore en bonne santé financière, loin du marasme dans lequel se débat Alitalia, mais les difficultés sont sans doute à venir. Dès 2008 la compagnie va être confrontée à la concurrence du train à grandes vitesse sur ses lignes intérieures et à la montée en puissance des « low cost », les transporteurs à bas coûts telles que Ryannair et Easyjet, explique les analystes. Si elle veut continuer de jouer un rôle en Europe, la direction estime qu'Iberia doit s'adosser à l'un des trois gros acteurs européens, Air-France-KLM, British Airways ou Lufthansa. En dehors de déclarations d'intention, aucune des ces compagnies n'a fait de proposition ferme. Il est vrai que les surenchères des actionnaires actuels et l'émergence d'un certain patriotisme économique, à la veille d'élections légistatives, ont de quoi rendre les prétendants prudents.

Didier Ragu

A demain !
 

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