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24,6 millions d'euros pour Bernard Charlès, patron le mieux payé en 2017

Arnaud Dumas ,

Publié le

La société de conseil et d'analyse financière Proxinvest a publié son top 5 des patrons de sociétés les mieux rémunérés du SBF 120. Le directeur général de Dassault Systèmes domine le classement grâce à la distribution d’actions de performance. La rémunération moyenne des dirigeants du CAC 40 a de manière globale fortement augmenté en 2017.

24,6 millions d'euros pour Bernard Charlès, patron le mieux payé en 2017
En 2017, Bernard Charlès, de Dassault Systèmes, a été le dirigeant le mieux payé du SBF 120.
© Pascal Guittet

Comme chaque année, Proxinvest publie son top 5 des dirigeants exécutifs les mieux payés des entreprises du SBF 120 (les 120 plus grandes valorisations boursières). En 2017, c’est le patron de Dassault Systèmes qui emporte la mise et se hisse sur la marche la plus élevée du podium.

Selon l’étude sur la rémunération des dirigeants du SBF120 de la société de conseil de vote, sa rémunération pour l’année 2017 a en effet atteint 24,6 millions d’euros, contre un peu moins de 12,5 millions d’euros en 2016. Une grande partie de cette rémunération est constituée par l’attribution de 300 000 actions gratuites de performance, que Proxinvest valorise à 21,8 millions d’euros.

Une rémunération qui fait tiquer la société d'analyse financière. Celle-ci déplore que les objectifs de performance à atteindre pour débloquer ces actions n’aient pas été communiqués et craint qu'ils n'aient été trop faibles...

Différence de point de vue

"Nous voudrions des conditions de performance exigeantes pour que la rémunération soit liée à une bonne performance future de la société, explique Loïc Dessaint, le directeur général de Proxinvest. La logique de la famille Dassault est différente." Selon Proxinvest, la famille Dassault estime être en retard sur la rémunération de Bernard Charlès, qui n’aurait pas touché assez pour toutes les années durant lesquelles il a développé la société. Dassault Systèmes représente en effet l’une des grandes réussites françaises dans le domaine du numérique et a fait son entrée au CAC 40 en septembre dernier.

Bernard Charlès devance de peu Gilles Gobin, le directeur général et fondateur de Rubis, société spécialisée dans le stockage et la distribution pétrolière. Celui-ci a touché 21,1 millions d’euros en 2017 selon Proxinvest. La société de conseil intègre dans la rémunération les 18,7 millions d’euros de dividendes d’associé commandité perçus par le dirigeant. La part de rémunération fixe et variable se limite quant à elle à 2,4 millions d’euros.

Carlos Ghosn n’arrive cette année qu’en troisième position, avec une rémunération pour ses fonctions chez Renault et Nissan de 13 millions d’euros. Il est suivi par Paulo Cesar Salles Vasques, l’ancien directeur général de Téléperformance qui a quitté ses fonctions en 2017. Sa rémunération a atteint 12,2 millions d’euros cette année-là, dont un package de départ de 9 millions d’euros.

14 % d’augmentation pour les patrons du CAC 40

L’année 2017 a été particulièrement profitable aux patrons des 120 plus grandes sociétés cotées, qui se sont vu attribuer de belles augmentations. Les dirigeants du SBF 120 ont perçu un salaire moyen de 3,8 millions d’euros, +10 % par rapport à 2016. Pour le seul CAC 40, la progression est encore plus spectaculaire. Le salaire moyen dépasse les 5 millions d’euros pour la première fois, à 5,1 millions d’euros, et progresse de 14 %.

Des chiffres qui font bondir Proxinvest. "2017 a été une très bonne année pour l’activité des entreprises, avec une augmentation de 12 % du CAC 40, remarque Loïc Dessaint. Mais de là à justifier une augmentation de 14 % des rémunérations, non !"

La société de conseil se justifie. Selon elle, la surperformance du CAC 40 en 2017 par rapport à la performance à long terme n’est que de 4,4 %. Elle estime donc que la hausse des rémunérations de 14 % est trop importante par rapport à la création de valeur actionnariale.

Même chose si l’on compare avec la hausse des salaires des employés de ces grands groupes. Les salaires du CAC 40 ont augmenté de 4 %, soit 3,5 fois moins que la rémunération des dirigeants. Un amendement de la loi Pacte (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises) prévoit d’importer le ratio d’équité du Royaume-Uni et des Etats-Unis, qui obligera les entreprises de plus de 1 000 salariés en France (5 000 dans le monde) à publier les écarts de salaires entre les personnes les mieux et les moins bien rémunérées d’une entreprise.

"Cela nous semble une bonne chose car la rémunération des dirigeants augmente plus vite que celle des salariés, confie Loïc Dessaint. Quand ils utilisent cette référence interne, cela calme un peu les ardeurs des dirigeants."

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