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Usine 4.0: le passage à l'échelle

Le blog de Xavier Brucker

Le choix du ROI

Publié le

Le choix du ROI
© alexane.gosselin

Le ROI doit-il rester la mesure cardinale de la décision de lancer un investissement dans de nouvelles technologies ? Quelle est la bonne mesure d’un ROI dans un contexte digital ?

Le Return On Investment (ROI) représente l’indicateur principal justifiant la décision de lancer ou non un investissement et repose sur une espérance de retour sur cet investissement dans le futur.

Cependant une question se pose : comment le mesurer, et faut-il même chercher à systématiquement le mesurer ?

Un monde digital sans ROI ?

En théorie, toutes les ressources seraient mesurables, et leur emploi produirait des résultats objectifs : une croissance de chiffre d’affaires, une réduction des coûts opérationnels, une meilleure qualité donc un rebut plus faible, une meilleure satisfaction client, ou une amélioration des conditions de travail permettant de réduire par exemple les besoins et les coûts de remplacements de départ de collaborateurs.

En pratique c’est très différent : il est difficile de réellement mesurer les effets et les conséquences des choix d’investissements technologiques. Plusieurs raisons à cela : d’une part, la maturité digitale et la data de l’entreprise permettent rarement de mesurer ces effets finement ; l’expérience et le ressenti sont plus souvent utilisés. D’autre part, les attentes ne se mesurent pas toujours sur un plan strictement économique.

4 dimensions du ROI digital

Mais alors que faut-il mesurer. La définition économique demande d’estimer les retours économiques futurs, ramenés en valeur présente, toutefois, cela est beaucoup trop limité !
Idéalement, il faudrait considérer au moins 4 types de retours sur investissement :

Une approche classique qui reste essentielle :
- Une vision stratégique d’entreprise comme par exemple la croissance des revenus, la réduction des coûts, l’augmentation de la qualité, le time to market, la part de marché, la concurrence, l’ouverture de nouveaux marchés stratégiques, etc.
- Une vision opérationnelle : amélioration de la productivité ou de l’efficacité opérationnelle, mutualisation accrue, gestion des obsolescences (notamment en IT), agilité des ressources, gestion des ressources humaines, etc.

Deux dimensions à renforcer pour un investissement digital :
- Une vision de transformation : gestion du changement, acquisition de nouvelles compétences, développement de nouvelles pratiques de collaboration, partage de connaissances, capacité de créativité et innovation, etc.
- Une vision relationnelle : intégration à l’écosystème de l’entreprise (notamment fournisseurs et clients), collaboration avec la chaîne de valeur globale, intégration verticale ou horizontale, etc.

La transformation digitale, un portfolio d’investissements

Une démarche de transformation digitale s’accompagne d’un effort stratégique cohérent pour engager l’entreprise. Dans ce contexte, la vision ROI doit se placer à un niveau de portfolio sur l’ensemble des projets. C’est un investissement global, dans lequel certains projets réussiront, d’autres non. Le ROI aura intérêt à être regardé à un niveau de portfolio réel pour voir l’impact global sur l’entreprise.

A la manière de la gestion d’un portfolio financier, cela renforce également la tolérance de l’ensemble vis-à-vis de risques particuliers, et la capacité de lancer des « investissements » plus risqués mais avec une espérance de gain plus forte. Une part d’échec est donc autorisée, dans l’idée du « test and learn », sans affecter l’ensemble de la démarche.

Enfin, dans les projets digitaux, les résultats et gains éventuels sont beaucoup plus incrémentaux que dans les grands projets habituels. En conséquence, il vaut mieux avancer à petit pas et mesurer à chaque étape que des gains sont bien obtenus, plutôt que de chercher une prévision qui sera peu fiable.

Cela ne retire en rien la nécessité de bien définir les objectifs et conditions de réussite d’un projet. Cette approche permet de tester rapidement, de lancer des PoCs à bon escient, et surtout de pouvoir ensuite justifier un modèle économique en récupérant des données réelles permettant de calculer un vrai ROI de manière plus fiable pour une mise à l’échelle, dans l’usine ou au-delà.

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