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Le futur de l'industrie

Le blog de Vincent Champain

Quand ceux qui se méfient du digital ont raison

Publié le

Quand ceux qui se méfient du digital ont raison
© Martini Lorena

Lorsqu’une nouvelle technologie apparaît, le monde se sépare entre les enthousiastes (prêts à vendre à la casse l’industrie d’hier pour miser sur le "tout technologique"), les sceptiques (qui en ont vu d’autres et préfèrent miser sur l’acier que le silicium) et les pragmatiques (qui sont prêts à examiner de nouvelles technologies, mais pas à investir fortement sans avoir une garantie de retour sur investissement).

Dans quel camp faut-il être ? Cela dépend de beaucoup de paramètres, mais le niveau de transformation apporté par cette technologie est l’un des facteurs principaux. Face à une technologie qui ne change rien (par exemple, la blockchain dans un grand nombre de cas), les sceptiques seront gagnants. Mais confrontés à une technologie disruptive (par exemple, les LED pour l’éclairage) les sceptiques passeront d’une chance de sauver leur entreprise et disparaitront  - au contraire des enthousiastes. Et pour les technologies qui apportent un gain sans bouleverser le modèle économique, les gagnants seront les pragmatiques.

C’est à cette troisième catégorie que pensait l’économiste Marco Annunziata quand, en 2013, il décrivait les effets du digital dans l’industrie par l’expression "le pouvoir du 1%". Son étude était basée sur une hypothèse simple : le digital industriel allait représenter un enjeu important, mais un impact marginal portant sur des montants énormes.

Le "pouvoir du 1% en chiffres"

Une autre étude que j’avais réalisée en 2015 pour l’Observatoire du Long Terme, montrait que l’impact du digital sur un secteur allait varier en fonction de la nature des tâches réalisées au sein de ce secteur : les activités d’interaction (vente ou gestion de processus) allaient être "disruptées", les activités de production (usines ou ateliers de production) allaient connaître une accélération de la productivité mais pas un bouleversement, les activités de conception (recherche, design…) étant relativement épargnées. Le graphique suivant positionnait chaque secteur en fonction de la proportion de chacun des emplois.

Il ne s’agit évidemment qu’une vision moyenne qui peut être différent dans certains cas, mais cette carte indique les secteurs où, face au numérique, il est préférable d’être enthousiaste (le coin bas à droite, où se situent les secteurs majoritairement composés d’emploi d’interaction), où il est préférable d’être pragmatique (le coin en bas à gauche) et où il n’est pas forcément mauvais d’être un peu sceptique (le sommet du triangle).

Et vous, qu’est-ce qui vous rend enthousiaste, sceptique ou pragmatique ?

 

 

 

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