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Le futur de l'industrie

Le blog de Vincent Champain

Les trois stades de la transformation numérique

Publié le

Les trois stades de la transformation numérique
© TheDigitalArtist/Pixabay

La transformation numérique occupe de façon croissante les réflexions des entreprises : comme le montre le graphique suivant, basé sur le nombre de recherches dans le monde pour différentes méthodes d’amélioration de la performance, la transformation numérique ("digital transformation") dépasse désormais les méthodes d’excellence opérationnelle et de progrès continu (comme le "lean manufacturing"), de relocalisation de la chaîne de valeur (notamment la relocalisation des capacités de production, ou "offshoring") ou de refonte radicale des processus ("reengineering").

Comparaison de l’évolution des recherches internet des termes "digital transformation", "lean manufacturing", "reengineering" et "offshoring" dans le monde



La notion de transformation numérique regroupe en fait des démarches très différentes, qui correspondent à la fois à des phases de maturité et au type d’entreprise qui les porte. Schématiquement, on peut distinguer trois types d’entreprises, en fonction du niveau de maturité de leurs réseaux, de leurs applications, de leurs données et de leur usage de la technologie (cf. ci-après).


 

  Réseaux Applications Données Usages

Entreprise analogique

Aucun réseau structuré, politique de sécurité limitée au mieux à la mise à jour d’antivirus, et absence de visibilité sur les besoins d’évolution des capacités du réseau. Bureautique de base (messagerie électronique / traitement de texte / tableur / présentations). Quelques fichiers de base liés aux principaux processus (client, ressources humaines, stocks…). Utilisation des applications ou des données limitées à la numérisation de processus anciens (ex : dématérialisation,…) et à des analyses sommaires.
Entreprise outillée Un réseau d’entreprise unique ne couvrant que certaines partie (ex : administratif et commercial mais pas la partie industrielle) et une maîtrise limitée des risques de sécurité ou des enjeux d’adaptation de la capacité des réseaux aux besoins. Bureautique, site de commerce électronique et progiciels de gestion de la relation commerciale (CRM), de l’organisation de la production (PLM/ERP) et du suivi de sa mise en œuvre (MES, APM,..) Fichiers de base complétés par des données générées pour le site de e-commerce ou par les progiciels.

Démarche d’outillage de processus existant améliorés de façon seulement incrémentale.

Réalisation d’analyses permettant de mieux suivre et comprendre les processus de production, les clients ou le fonctionnement des produits ou services.
Entreprise numérique Des réseaux couvrant chacun des grands métiers de l’entreprise, associés à une politique de sécurité robuste et une stratégie d’équation des capacités à l’évolution des besoins. Bureautique, progiciels de gestion et capacité à développer de façon  agile et sécurisée des modules de taille réduite (visualisation, automatisation de processus documentaires ou industriels,…). Fichiers de base, données générées par les progiciels et capacité à générer les données utiles en créant des applications ou des objets connectés. Produits et processus (re)construits à partir de zéro afin de tirer parti de toutes les améliorations possibles, y compris celles impossibles à atteindre par des améliorations incrémentales.

Transformation numérique : extension de la boîte à outils ou réinvention de l’entreprise ?

Pour les entreprises qui passent du stade "analogique" à "entreprise outillée", la transformation consistera majoritairement à étendre la "boîte à outils" : réaliser une mise à niveau de leurs réseaux, applications et bases de données (ainsi que de leurs équipes qui en sont chargées), et améliorer la réalisation des processus grâce à de nouvelles applications. Dans ce type de transformation, la direction informatique restera dans un rôle de support et de mise en place d’outils, et les directions opérationnelles se contenteront d’une amélioration marginale de leur processus.

Elles atteindront un niveau de performance nettement plus faible que les entreprises du troisième stade. Ce stade comprend majoritairement des entreprises "digital native" qui ont été construites à partir de zéro dans un monde "post internet",  dont les processus utilisent le digital pour apporter des services ou des améliorations impossibles à réaliser par améliorations progressives d’anciens processus : il est difficile de fabriquer des ampoules par améliorations incrémentales d’une bougie.

Passer du second au troisième stade est un type de transformation numérique très différent de la transformation précédente. Ainsi, l’utilisation des outils du marché ou des données issues des systèmes historiques doit être complétée par une capacité à réaliser rapidement en interne des applications "de cycle court" (typiquement, quelques mois) ou à capter les données nécessaires aux nouveaux services (IOT, applications dédiées, connecteurs extrayant les données des systèmes historiques…). Ensuite, la démarche portera plus sur la transformation radicale des processus qui doivent être entièrement réinventés, que sur la mise à disposition d’outils informatiques.

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