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Le futur de l'industrie

Le blog de Vincent Champain

La transformation digitale des ETI: David contre Goliath?

Publié le

La transformation digitale des ETI: David contre Goliath?

On pourrait penser que la taille donne un avantage aux multinationales par rapport aux entreprises de taille moyenne en matière de transformation digitale. Les généreux budgets de formation, de communication, d’organisation d’évènements mondiaux ou la possibilité de "recruter un nom" (Amazon, Google, Microsoft, IBM,… ) sont hors de portée des ETI. Soumises à une concurrence plus locale, les ETI peuvent être moins poussées à engager une transformation accélérée. Enfin, elles peuvent manquer de compétences numériques ou reposer de façon excessive sur un patron-fondateur, qui n’a pas nécessairement une corde numérique à son arc.

A l’inverse, les entreprises petites et moyennes ont pour elles un avantage qui prend tout sa valeur à l’heure actuelle : ne pas être cotées sur les marchés internationaux, ce qui leur donne plus de capacité à s’extraire de la "dictature des marchés" et investir sur un horizon qui dépasse le trimestre. Par ailleurs, la transformation numérique va généralement toucher l’entreprise dans un grand nombre de dimensions - relation client, outil de production,  nature des produits ou services… Cette transformation nécessite un alignement de l’équipe de direction qui peut être plus facile à réaliser dans une entreprise familiale.

Les ETI vont donc généralement adopter une stratégie moins visible (elles n’ont pas besoin de communiquer pour convaincre leurs actionnaires) mais qui peut être très pragmatique. Prenons l’exemple de Boccard, entreprise familiale spécialisée dans la construction et la maintenance d’installations industrielles partout dans le monde qui vient de fêter ses 100 ans. Peu connue du grand public, cette entreprise lyonnaise construit par exemple des usines de yaourt pour le leader Chobani, des sites de production de médicaments ou des centrales nucléaires en Chine ou en France (dont Flamanville) pour ne citer que quelques exemples.

Après une période d’observation et d’échanges, la famille a pris conscience qu’il lui fallait accélérer. Pour cela, le groupe a recruté un chief digital officer, qui a démarré sa mission par une revue de processus du groupe afin d’aider les différents métiers identifier les opportunités profitables pour le groupe. Le groupe a également mis en place une "boîte à outils" à destination des salariés comprenant un outil de gestion des projets client ou des applications simplifiant les processus ressources humaines, achats ou systèmes d’informations. Enfin, l’entreprise a développé des applications de maintenance prédictive à base d’intelligence artificielle.

Vous n’avez sans doute jamais entendu parler de sa stratégie digitale, focalisée sur une approche agile et pragmatique centrée sur l'évolution des métiers du groupe plutôt que sur la communication extérieure. A ce jour ni les clients, ni les actionnaires ne s’en plaignent.

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