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Le futur de l'industrie

Le blog de Vincent Champain

Industrie et climat : quelles perspectives d’avenir ?

Publié le

Industrie et climat : quelles perspectives d’avenir ?
© Uwe Hermann - Flickr - C.C.

La grogne récente sur le prix du carburant pose la question des efforts à réaliser pour tenir les objectifs climatiques, et des modalités permettant de les rendre acceptables. Quelques chiffres d’abord. En France, un ménage génère environ 26 tonnes de CO2 par an (en incluant le CO2 des produits importés, qui représente environ la moitié). Passer de 26 tonnes à zéro coûte 2 à 3000 euros par an, soit la moitié du budget d’alimentation d’un ménage ou la totalité de l’impôt sur le revenu des personnes physiques.

C’est un effort significatif. Evidemment il devra se faire progressivement (d’ici 2050 selon les objectifs actuels), et il sera d’autant plus facile à supporter que la croissance sera élevée.  Par exemple, si la croissance était de 3% d’ici 2030, le PIB par habitant augmenterait d’ici là 2030 d’un montant suffisant pour financer dix fois l’effort climatique.

Bien que le débat se focalise sur les prix du carburant, le transport routier est l’un des secteurs qui, au niveau des pays de l’OCDE, a déjà fait le plus d’efforts pour intégrer le "coût réel du CO2" (ce n’est pas le cas de tout le transport, le transport maritime ou le transport aérien étant parmi les "mauvais élèves").

 

Secteur

Part du chemin parcouru (cible 100€/tonne de CO2)

Transport routier

50%

Agriculture et pêche

24%

Secteur résidentiel et commercial

8%

Industrie

 

6%

Source : Données issues de "Effective carbon rates", OCDE, 2018. Calculs de l’auteur.

Les entreprises industrielles, à part les gros émetteurs (ciment, acier…), sont les plus en retard. En France, la situation est un peu meilleure qu’ailleurs compte tenu du caractère peu carboné de notre électricité (grâce au nucléaire).

L’industrie va donc devoir réaliser des efforts importants dans les années qui viennent. Ces efforts devront tenir compte de la situation particulière de l’industrie en matière de concurrence internationale. D’abord, le fait qu’une partie (environ 50%) de nos émissions de CO2 est constituée d’émissions "importées" (ie, du CO2 émis en Chine pour des produits destinés à des consommateurs français). Ensuite, sauf à ce que les pays partenaires de la France et de l’Europe réduisent leurs émissions au même rythme que les nôtres, il sera nécessaire de mettre en place des mécanismes correcteurs (taxe sur le carbone importé).

La transition climatique de l’industrie empruntera donc deux voies simultanées : des efforts au sein des entreprises pour utiliser des produits et des processus moins intensifs en carbone. Ensuite, des négociations internationales assurant soit que nos partenaires réalisent des efforts similaires, soit que leurs produits soient taxés d’un montant qui évite une concurrence déloyale en Europe et une prime au "moins disant climatique".

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