Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

IA : des labos au terrain

Le blog de Sylvain Duranton

Oser, Oser, Oser

Publié le

Oser, Oser, Oser
© Alyona Matey, licensed via EyeEm Mobile

Notre dernière étude « Mind the (AI) Gap » est une invitation à l’audace en matière d’IA. 

Elle montre tout d’abord un monde de l’IA à deux vitesses. Elle confirme ainsi l’avance de la Chine où 32 % des entreprises ont adopté l’IA contre 20 % seulement dans les pays de la vieille Europe (France, Allemagne) et 11 % seulement au Japon.

Elle souligne par ailleurs un décalage naissant entre les secteurs en termes d’adoption de l’IA. Et c’est un élément d’analyse vraiment nouveau puisque jusqu’alors, nos études – notamment la dernière réalisée avec le MIT - montrait qu’il n’y avait pas de secteurs plus avancés que les autres mais qu’en revanche, au sein de chaque secteur, il y avait de bons et de moins bons élèves.

Les secteurs qui ont réussi à s’extirper du peloton sont désormais l’énergie (67 % d'"active players") et surtout le secteur des média/Tech/Telecom avec 71 % de bons élèves.

Les positions ne sont pas figées pour autant ! 

La clé du succès est plus que jamais dans les mains du management des entreprises. C’est à ce niveau que l’impulsion doit être donnée et que le choix de l’audace - tant sur les ressources que sur les investissements - doit être fait.

Les dirigeants ont trois sujets importants à leur agenda. 

Faire l’impasse sur des études d’impact détaillées préalables est une priorité. Elles paralysent l’action. Désormais, on le sait : l’IA, ça marche ! C’est une certitude, nous l’expérimentons au quotidien chez tous nos clients. Notre étude montre en ce sens que 75 % des entreprises dont les managers ont décidé d’investir dans l’IA sans étude d’impact sont les leaders du sujet.

Ils doivent aussi rompre avec la logique de silos. On constate que chez les bons élèves de l’IA, 41 % ont compris que les projets devaient être conduits par des équipes multifonctionnelles (contre 22 % pour les retardataires). Concrètement, pour un projet de demande forecasts, il est essentiel que la production et les commerciaux travaillent ensemble. Pour un projet de personnalisation dans la banque, responsables de marchés et de produits doivent se mettre autour de la table pour construire la meilleure solution d’IA.

Enfin, le management doit accélérer les cycles d’innovation pour les initiatives IA. En France, en Allemagne ou au Japon, ce cycle oscille entre 10 et 13 mois contre 7,3 mois seulement pour la Chine. On constate que deux tiers des entreprises les plus innovantes – celles qui mettent entre 1 à 3 mois à passer de l’idée au prototype- figurent dans les très bons élèves de l’IA.

Aujourd’hui, oser l’IA n’est pas vraiment un risque. C’est un choix responsable pour la croissance des entreprises avec un retour sur investissement réel et rapide. Il est urgent pour ceux qui hésitent encore de franchir le pas.    

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle