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IA : des labos au terrain

Le blog de Sylvain Duranton

IA: la fin de l’emploi?

Publié le

IA: la fin de l’emploi?
© Virtuality

Je ne crois pas au remplacement de l’homme par la machine ou par je ne sais quel algorithme.

Beaucoup se hasardent à des chiffres – l’emploi de 2,1 millions d’actifs français seraient menacés si l’on en croit par exemple la récente étude de l’Institut Sapiens.

Je crois qu’il faut avoir le courage de le dire : personne ne sait vraiment à quoi ressemblera le marché du travail demain. Plus exactement, il est délicat de donner des chiffres de destruction mais aussi de création d’emplois –  car il y aura aussi à coup sûr de nouveaux jobs, ce que l’on oublie trop souvent de signaler. 

 

Il est cependant possible de se prononcer sur l’évolution des emplois et au BCG, nous avons mis en place une typologie dont la pertinence est validée par ce que nous observons chez nos clients.

Dans l’étude que nous avons conduite avec Malakoff Médéric – "Intelligence artificielle et capital humain, quels défis pour les entreprises ?", nous avons ainsi défini les types de transformation que vont subir les emplois.

Tout d’abord, certains seront "substitués". Bref, ils seront remplacés par les machines. Le mouvement est déjà en œuvre dans tous les back offices des banques, des assurances mais aussi dans les métiers de la comptabilité par exemple. A l’autre bout du spectre, certains métiers ne devraient être impactés que marginalement par l’IA. Il s’agit notamment de l’artisanat. Nos arrière-petits-enfants iront demain chez le coiffeur à la même fréquence que nous. Ils porteront aussi leurs souliers chez le cordonnier pour changer une semelle ou un talon.

La majorité des emplois seront "augmentés" par l’IA. Concrètement, cela signifie qu’ils pourront être enrichis, mais aussi appauvris. En un clic, l’avocat pourra obtenir pour chaque dossier l’ensemble de la jurisprudence afférente et pourra concentrer ses efforts sur la synthèse et la plaidoirie. L’ouvrier d’usine, équipé de lunettes de réalité virtuelle, n’aura plus qu’à suivre les instructions qui lui seront transmises. Son expérience ne sera ainsi plus valorisée comme elle pouvait l’être.

 

Sur la question de l’emploi et de l’IA, je crois donc qu’il faut être prudent et surtout très humble. Ce qui est sûr, c’est qu’aujourd’hui, dans bien des cas, c’est l’association de l’homme et de la machine qui est l’équation la plus pertinente. Nous l’avons constaté par exemple dans la DISTRIBUTION. Quand il s’agit de définir les tendances futures – et donc de déterminer les volumes les plus adaptés -, les algorithmes sont d’un grand secours pour analyser le passé mais pour anticiper les signaux faibles de ce qui va plaire demain, l’expérience humaine reste indispensable.

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