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La gestion des projets complexes

Le blog de Rodolphe Krawczyk

La simplification des processus complexes : un vœu pieux ? (suite et fin ?)

Publié le

La simplification des processus complexes : un vœu pieux ? (suite et fin ?)
© D.R. - Google

Indépendamment de la difficulté intrinsèque à rendre simple ce qu'on a rendu compliqué, il existe un autre facteur humain non négligeable : la crainte de perdre son poste…

Dans un article relatif à la simplification des processus complexes paru le 24 juin dernier, j'avais expliqué la difficulté que les grandes entreprises rencontrent lorsqu'elles décident, pour (re)devenir (plus) compétitives, de simplifier leurs processus internes, souvent causes de surcoûts importants.

Dans le cadre de mes activités actuelles, nous sommes confrontés à un problème similaire : comment accéder au New Space en simplifiant nos processus ? Et je me suis rendu compte qu'au-delà du côté "confortable" des processus bien rodés, un autre phénomène, que je n'avais pas perçu auparavant, m'est apparu de façon brutale : pour beaucoup de personnes impliquées dans les processus, simplifier un processus revient à rendre leur poste potentiellement (sinon de façon certaine) redondant… La réaction bien compréhensible parce que totalement humaine est que ces personnes vont forcément "freiner" en arguant de l'utilité du processus, en brandissant (à juste titre) son utilité et le risque qu'on prendrait à le supprimer… Et l'on revient à l'éternel problème de la prise de risque, si peu prisée dans notre culture européenne.

Je précise que ce "frein" n'est pas toujours mis de façon volontaire : les équipes avec qui je travaille sont parfaitement conscientes de la nécessité de s'adapter, et, dans les grandes entreprises, la mobilité interne n'est pas un vain mot (en 40 ans de carrière, j'ai changé une dizaine de fois de poste, et je suis loin d'être le seul dans ce cas). Mais, comme nous sommes (encore pour quelques décennies, je l'espère) des humains, il est normal que face à une situation où l'on perçoit du danger à court terme pour son poste, on manifeste une réaction de rejet, qui se traduit par la recherche d'arguments justifiant le maintien du processus en question. On imagine alors toute la diplomatie et l'intelligence dont doivent faire preuve les managers pour arriver à faire accepter ce genre de changement, même s'il est mineur, dans l'organisation de l'entreprise.

Les promoteurs de cette nouvelle croisade moderne en vue de la simplification des processus ne doivent donc pas perdre de vue qu'au-delà du fait que le risque zéro n'existe pas et qu'il est donc judicieux de faire "mincir" les corpus de processus surabondants, la résistance à cette cure d'amaigrissement a une double origine humaine (confort dans la prise de risque et crainte de perdre son poste) dont l'ignorance pourrait se révéler contre-productive… Bien sûr, quand nous en serons à l'heure de la robotisation totale, le problème ne se posera plus dans les mêmes termes : peut-être alors regretterons nous ce "bon vieux temps" où les échanges humains avaient leur place, même dans la confrontation… mais c'est un autre sujet...

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