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L'industrie au féminin

Le blog de Magali Anderson

Ne pas prendre les choses personnellement

Publié le

Ne pas prendre les choses personnellement
© Martini Lorena

Cela peut paraître contradictoire avec certains de mes précédents écrits… en effet, je préconise de trouver un travail que l’on aime, avec des valeurs dans lesquelles on s’identifie. Ce qui est souvent synonyme d’engagement personnel.

Et c’est exactement pour cela que je veux écrire sur ce sujet. Il est tellement facile de tout prendre personnellement. Un e-mail un peu négatif ? « Mon chef ne m’aime pas ». Un projet rejeté ? « Mon chef ne m’aime pas ». Des commentaires sur notre plan d’action ? : « Mon chef ne m’aime pas ». Je n’ai pas été invité à un meeting important ? : « Mon chef ne m’aime pas. »

Calimero*, sors de ce corps !

Alors, il est vrai que cela peut arriver, un chef qui ne nous aime pas, et cela peut être terrible, surtout si cela tourne au harcèlement, mais avant d’en arriver là, assurons-nous que ce désamour est réel.

Nous avons tous des affinités naturelles et des collègues que nous « aimons » plus que d’autres… C’est bien sûr humain, mais cela ne justifie pas un traitement différent des personnes dans le cadre du travail.

Donc, comment dissocier le travail de l’affect ?

La première chose à faire est de s’asseoir et de réfléchir. Ne pas réagir sous le coup de l’émotion.

Et puis, se demander quelle est la raison du rejet/oubli/... etc.

Un projet rejeté peut l’être, car il est mal ficelé, on l’a mal vendu, ou il n’est juste pas dans la stratégie du jour de l’entreprise. Il faut vraiment, à ce moment-là, prendre du recul. Cela est parfois difficile, si on travaille dessus depuis des mois, d’accepter tout ce temps gâché, mais c’est souvent une opportunité d’apprendre de ses erreurs et de demander un entretien avec son chef pour comprendre ce qui pourrait être amélioré pour une prochaine fois. Il faut avant tout  éviter de se construire une mauvaise réputation en réagissant de manière émotive. Se vexer, rejeter la critique, ne fera qu’empirer la situation, et donner l’image que l’on est arrogant.

Une fois qu’on a accepté le refus, en général, tout se passe bien.

Mais il y a les autres moments… l’e-mail un peu trop direct et même agressif suite à un retard sur un projet, la réunion à laquelle on n’a pas été invité-e, l’e-mail sur lequel on n’a pas été copié-e…

Là, il est encore plus facile de le prendre personnellement… « Si mon chef me respectait, elle ou il ne m’écrirait pas comme ça, sans prendre de gants. »

Sauf que cela dépend des chefs. Je fais partie des chefs qui vont droit au but et pour qui, c’est une marque de confiance d’envoyer un e-mail direct à quelqu’un de l’équipe. Car cette personne sait que je suis très occupée, et on se connaît suffisamment bien pour éviter de perdre du temps en tournant autour du pot.

Quelques règles simples à suivre dans ce cas : (après avoir laissé passer la fameuse « nuit qui porte conseil »)

1 – Se demander si le ou la chef fait la même chose avec tout le monde ? (ou plus simplement dit, éviter la paranoïa)

2 – Se mettre à la place du ou de la chef – Est-ce que je ferais la même chose si j’étais à sa place ? Est-ce que cela est justifié pour gagner en efficacité par exemple ? Est-ce que le stress auquel il est soumis peut expliquer certains manquements, même si son rôle devrait être de ne pas transmettre ce fameux stress. Ou est-ce que tout simplement, il y a eu une erreur humaine, car nous faisons tous des erreurs et que ce n’est pas si grave !

3- est-ce vraiment si grave ? Ne suis-je pas en train de su-réagir ? Parfois, fatigué, il est facile d’exagérer certains signes somme toute anodins

4 – Avons-nous bien interprété le ton de l’e-mail ? Le problème des e-mails, est qu’ils sont, par définition, silencieux. Il n’y a pas le ton de la voix qui va avec et qui nous permet de comprendre s’il s’agit d’humour, si le ton est plutôt bienveillant ou non. Donc, dans le doute, toujours penser qu’il a été écrit de manière positive. Cela évite beaucoup de stress.

Et si rien de cela ne marche, si vous continuez à penser qu’il y a un problème, alors, parfois, le mieux est de crever l’abcès et de tout simplement demander calmement au fameux chef ou collègue ce qui se passe.

Mais au final, il faut toujours partir du principe que ce qui est attaqué est une opinion, une position, parfois un rôle, mais beaucoup plus rarement une personne. Donc on renvoie Calimero* aux dessins animés de notre enfance et on repart au bureau avec un beau sourire !

Note – Je parle bien entendu de relations normales au travail. En cas de harcèlement, c’est un autre sujet que j’aborderai un jour dans un article.

 

*Pour la jeune génération qui me lit peut-être… Calimero  est un petit poussin noir qui porte sa coquille d’œuf sur la tête et un baluchon sur l’épaule. Sa phrase favorite : « C’est vraiment trop injuste ! »

 

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