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L'industrie au féminin

Le blog de Magali Anderson

Faire la Différence.

Publié le

Faire la Différence.
© Rawpixel

Dans les grands groupes, on va être amené à changer de position, plus ou moins souvent. La majorité d’entre nous (enfin d’entre ceux qui lisent ce blog) espère que la performance dans notre position actuelle va être déterminante pour une future promotion, un prochain poste et plus généralement va faire partie d’une progression de carrière globale.

Cependant, pour mettre les chances de son côté et s’assurer de faire partie de la cohorte des promotions, il y a une chose qu’il faut absolument réussir, c’est faire la différence.

Pour chacun des postes que j’ai eus, je peux dire exactement les améliorations que j’ai apportées. Ces changements ne se sont pas matérialisés par des grandes phrases, des stratégies incroyables et des messages postés dans toutes les salles de réunion. Ces changements sont venus par des faits, des actions réelles qui, elles, vont rester sous la forme d’une réorganisation plus proche du marché actuel, d’une nouvelle démarche ou d’un nouveau produit... Etc.

Tout d’abord, quand on arrive dans un nouveau poste, on observe, on questionne et on comprend. Cette phase ne doit pas être sous-estimée. Je pars toujours du principe que mes prédécesseurs sont des gens intelligents, et je ne suis pas arrogante au point de penser que je suis forcément meilleure qu’eux. Cette période est déterminante du succès de l’entreprise, car on aura acquis l’adhésion des équipes en leur montrant qu’on a eu une période d’observation qui valide notre bonne compréhension du sujet.

L’enjeu est de comprendre ce qui a été fait tout en gardant un œil neuf et critique. Un œil rempli de toute notre expérience passée, expérience professionnelle ou personnelle, avec nos forces et nos faiblesses. Le fameux "œil neuf" qui donne toujours une bonne raison pour proposer des améliorations sans pointer du doigt les équipes précédentes.

Il est alors temps de mettre à la poubelle la bien-pensance, le statuquo, les "on a déjà essayé et ça n’a pas marché" ou les "on a toujours fait comme ça".

Cette solution a déjà été essayée sans succès ? Cela peut arriver, mais avons-nous appris de nos erreurs, avons-nous vraiment compris pourquoi cela n’a pas marché ? Est-ce que les circonstances ont changé depuis ? Est-ce que la technologie a évolué depuis ? Avions-nous impliqué les bonnes personnes ?

Il est important d’écouter les collaborateurs qui en ont vu passer des chefs et des idées qui n’ont pas abouti, et qui souvent ont une très bonne idée de ce qu’il se passe. Pourtant on ne leur demande pas souvent leur avis, on ne profite généralement pas assez de leur expérience de terrain. Combien de chefs passent suffisamment de temps à l’atelier pour comprendre ce qu’il s’y passe vraiment et ce qu’il faut changer ou améliorer ? 

Maintenant que cela est fait, il est temps d’agir. Un changement doit être mené comme un projet, avec toutes les méthodologies du management de projet. Tout d’abord, commencer par monter le business case qui va être présenté à son propre chef pour obtenir son approbation. Comme le plan a été élaboré de manière collaborative, il est déjà à moitié gagné. Votre enthousiasme (car vous y croyez à ce projet) permettra de gagner la deuxième moitié !

C’est alors le moment d’aller vite. Démarrer le projet sans tarder, tant que le momentum est là et que l’enthousiasme des équipes est au rendez-vous, et avant de se laisser décourager par ceux qui savent mieux. Il faut obtenir des résultats rapidement et prouver le concept. Le danger de cette période est de se laisser reprendre par les tâches quotidiennes et ne pas consacrer assez de temps à la transformation, qui risque de ce fait de ne jamais se concrétiser et rester un joli concept !

A ce stade, nous sommes bien d’accord que je parle de concret, d’actions tangibles. Certains chefs se contentent de slogans et d’envolées lyriques qui, au mieux vont faire rêver, au pire vont faire rigoler. Mais si elles n’aboutissent qu’à des posters et de grandes communications sans une amélioration notable des performances, alors on se fait vite une réputation de beau parleur (ou de belle parleuse !).

Tous ces efforts payent quand le projet porte ses fruits et que tous en reconnaissent l’importance. C’est ainsi qu’on se fait remarquer par la hiérarchie. Il faut savoir oser, prendre des risques, et même parfois se tromper... Mais tout plutôt que de passer le relais d’un poste sans y apporter sa touche. Les temps où on évoluait à l’ancienneté sont révolus. Il faut savoir montrer sa valeur et cela ne se fait qu’en changeant la mission qui nous a été confiée... En mieux!

PS : Note spéciale pour les femmes... Ne pas oublier de le faire savoir!!

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