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Le blog de Ludovic Herman

Investir pendant la crise ou quand le taux de fécondité français est de bon augure

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Investir pendant la crise ou quand le taux de fécondité français est de bon augure

Une info optimiste, qui tranche avec la sinistrose actuelle, se love un matin dans mes oreilles et décide de ne plus me quitter. Le Monde titre : "La France reste en tête des taux de fécondité en Europe". Cette news enfante in fine en moi ce post inattendu.

Peut-être parce que naître en temps de crise fait partie de l’histoire des hommes de ma famille : mon père est né en 1944, moi en 1968 et mon fils en 2008 ! À croire que chez les Herman, quand tout par en couilles, on n’oublie pas d’en faire bon usage.

L’article du Monde ressemble à une dépêche un tantinet aride de l’AFP. On y compare nos décimaux d’enfants à ceux de nos voisins européens du sud, du nord, de l’est… pour nous retrouver numéro 1 !

En résumé ? En France, le taux s’établit à 1,82 par femme. Bien mieux que le 1,25 du sud de l’Europe ! J’entends déjà un dicton naître dans les rédactions : "En français, sentimentalité rime tout de suite avec fertilité. Et quand nous copulons, à coup sûr nous procréons !", clament quelques fanfarons.

Je vois dans cette médaille d’or française sur la scène de la fécondité européenne une bonne nouvelle pour notre pays. Alors que le moral des ménages et des entreprises est plus bas que terre, ce taux brille comme une étoile optimiste au bout du tunnel actuel. Le même jour (drôle de coïncidence !), je découvre l’imagerie lumineuse (IRM) de mon cerveau… et en 3D s’il vous plaît ! Sans que je comprenne si c’est au propre ou au figuré, mon neurologue me dit en visio-conférence: "Votre cerveau est si brillant monsieur Herman".

Mon cerveau justement, stimulé par ce feedback positif fait alors un lien surprenant entre natalité et investissement. Je lui dis : "Docteur, si on fait autant d’enfants en France ce n’est pas parce que nous avons les reins solides, mais parce que nous avons une mentalité d’investisseurs." Débridé, j’enchaîne : "Un investisseur, comme un couple, ne réussit pas à tous les coups. Mais le plaisir étant une énergie renouvelable, il retente sa chance encore, et encore, et encore… et la bonne nouvelle finit par tomber ! La conception d’un enfant adorable s’inspire également du lancement d’un produit formidable : cela nécessite de pénétrer le marché au bon moment, ni trop tôt ni trop tard. Heureusement, quand l’offre abondante rencontre la demande soutenue, cette étincelle féconde enclenche le processus de reproduction si désiré. Seule différence avec l’industrie, qui produit des clones en série, les humains ne produisent que des modèles uniques et magnifiques."

"C’est vrai monsieur Herman: tous les parents qui conçoivent un enfant espèrent tellement que sa vie sera plus insouciante, inspirante, exaltante, délirante, réjouissante, passionnante que la sienne. Oui ! on ne leur souhaite que du bonheur à ne plus savoir qu’en faire à nos bambins… et aussi de passer entre les gouttes des vicissitudes de l’existence, même après l’adolescence !"

Mes amis malthusianistes ont une toute autre opinion : "Faire des enfants apporte la misère et détruit même la planète, c’est prouvé… c’est sur internet ! Il faut s’abstenir d’enfanter pour tous nous sauver." Anti-famille nombreuse, ils me rappellent un vieil adage apprécié des ainés, détesté des cadets : "Le 1er enfant on le brode, le 2ème on le coud mais le 3ème on le faufile ! — Que nenni ! m’empresse-je de rétorquer. Certes on élève (un peu) différemment ses enfants suivant leur ordre d’apparition à l’écran… mais on les aime tant et autant ! De plus, un enfant est moins pollueur que ses parents, qui préfèrent encore et toujours le jetable au recyclable. Alors… hein !"

Certains de mes amis m’avancent que ce n’est pas la politique nataliste de François Hollande qui est devenue une politique fiscale qui a arrangé les choses. Ségolène Royal, mère de leurs quatre enfants, ex-ministre de la famille, qui avait même allaité en direct à l’Assemblée Nationale, y avait pourtant mis un temps son véto tant que leurs enfants étaient mineurs…

Tous s’accordent sur un point : le confinement du moment n’est peut-être pas 100% innocent… Les politiques chinoise, italienne, française,… chercheraient en la matière à faire d’une pierre deux coups : ralentir la progression du virus et donner un coup de fouet au taux de natalité. Nous connaissons en effet les pics de naissance (+44%) 9 mois après des pannes d’électricité de quelques heures. Imaginez maintenant ce que les semaines à répétition de confinement peuvent engendrer comme bébés supplémentaires… Les Français veulent rester N°1 ? "Alors au dodo les enfants, papa et maman doivent télé-travailler dans le lit conjugal ce soir !"

On ne répètera jamais assez que vouloir se reproduire c’est comme investir : c’est un pari sur l’avenir. Alors, quel avenir désire-t-on pour dans 1 an ? 10 ans ? 100 ans ? Le printemps est engagé, c’est le moment de semer. Les nouvelles initiatives entrepreneuriales et sociétale germeront dès que le dégel, i.e le dé-confinement, sera engagé. Alors quel sera votre pas personnel en avant ? Quel projet d’investissement pour demain vous fait dès aujourd’hui rêver ?

Vous pouvez compter sur nous pour vous aider, même à distance, à mettre au monde vos projets pour construire le demain que vous désirez.  Ce qui ne nous aura pas tué nous aura rendu plus fort à vos côtés. Croyez en l’histoire de ma famille : les investissements comme les enfants décidés en temps de crise sont toujours destinés à contribuer à une meilleure humanité.

Bonne semaine à tous,

et love à tous les enfants qui arriveront dans neuf mois pour nous enchanter

Sentimentalement vôtre et à la semaine prochaine. 

Ludovic Herman

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