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Industrie en transition

Quand l’industrie passe au vert, durablement…

Le blog de Julien Fosse

Les dégâts du "surtourisme"

Publié le

Les dégâts du surtourisme

Ça y est, c’est la rentrée. Finies les vacances, le sable chaud, les baignades. Des vacances faites pour tout oublier. Y compris l’environnement. Car les vacances sont synonymes de transports, en voiture, en avion, voire en paquebot pour certains, autant de sources de pollutions. Mais aussi de cortèges de randonneurs piétinant les espaces naturels et altérant les paysages. Bref, le tourisme est une "industrie", majeure pour l’économie de notre pays mais dont les effets négatifs sur l’environnement sont désormais décriés. Faut-il y voir les prémices de la fin du tourisme de masse ?

Le tourisme, une industrie lourde

En 2018, 1,4 milliard de touristes ont voyagé à travers le monde selon le baromètre annuel de l’Organisation mondiale du tourisme. Un chiffre qui devrait grimper à 1,8 milliard en 2030. L’Europe est la destination préférée des voyageurs avec 713 millions de visiteurs internationaux, suivie de l’Asie-Pacifique (343 millions), des Amériques (217 millions), de l’Afrique (67 millions) et du Moyen-Orient (64 millions). Des flux massifs de touristes qui engendrent des flux énormes d’argent, les recettes générées par le tourisme international atteignant le chiffre record de 1 600 milliards de dollars en 2017, soit 4,3 milliards de dollars dépensés chaque jour. Un mastodonte représentant 10,4 % du produit intérieur brut (PIB) mondial et employant 313 millions de personnes à travers le monde. De quoi faire du tourisme le troisième secteur économique après la chimie et les carburants et devant l’industrie automobile. Avec 87 millions de visiteurs en 2017, la France se classe en tête des pays les plus visités dans le monde devant l’Espagne et les États-Unis. Et récupère ainsi  53,7 milliards d’euros. Un sacré pactole qui a tendance à faire oublier les effets négatifs du tourisme sur l’environnement…

La croisière ne nous amuse plus du tout…

Car qui dit tourisme de masse dit saturation des sites les plus visités. Une pression affectant l’environnement, en détruisant les écosystèmes et la biodiversité, ou en produisant de nombreux déchets. Le cas le plus emblématique étant sans doute celui de Venise, victime de bateaux de croisière gigantesques altérant la lagune et émettant de nombreuses particules polluantes. Car un seul paquebot peut émettre autant de particules fines et de dioxyde d'azote qu'un million de voitures. Le niveau de pollution relevé sur le pont de certains bateaux est parfois supérieur à celui des mégalopoles les plus polluées du monde. Pour le coup, la croisière ne nous amuse plus du tout…

De son côté, le transport aérien représente 3 % des émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial. Une contribution relativement faible, mais qui n’a de cesse d’être critiquée, car l’avion peut être remplacé par des moyens de transport bien moins polluants, comme le train. Et surtout parce qu’il reste la cause majeure de nos émissions individuelles, notamment des plus riches. Un des déterminants en Suède du mouvement "flygskam" ou "honte de voler", soutenu par Greta Thunberg. Un mouvement qui se traduit très concrètement sur le terrain : la compagnie nationale ferroviaire suédoise a ainsi connu un record de passagers en 2018 avec 31,8 millions de personnes, un chiffre qui a augmenté de 10 % au premier trimestre 2019 alors que les aéroports suédois connaissaient une baisse de 4,4 % dans le même temps. De quoi rêver à un retour en grâce du train, partout en Europe…

Car les trains de nuit reviennent en vogue. En France, seules deux principales lignes de chemin de fer gérées par la SNCF subsistent aujourd’hui : Paris-Briançon et Paris-Toulouse. Dans d'autres pays, les trains de nuits ont déjà retrouvé une seconde vie, notamment en Allemagne où l'entreprise autrichienne ÖBB a repris les trains de nuit Berlin-Zurich abandonnés par la Deutsche Bahn. En France, l'Italien Thello a repris en 2011 le Paris-Venise délaissé par la SNCF.  Et en juin dernier, l'allemand Flixtrain s'est officiellement mis sur les rangs pour une reprise du Paris-Nice. Autant de feux verts laissant entrevoir une réduction progressive des effets négatifs du tourisme sur l’environnement, par la sensibilisation et la responsabilisation des touristes que nous sommes. De quoi vraiment se détendre en vacances…

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