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ZigBee postule à la connexion de masse

Hassan Meddah

Publié le

Grâce à ses caractéristiques uniques de basse consommation et de connectivité avancée, la technique radio ZigBee veut s'imposer comme standard.

Les entreprises citées

En partenariat avec Industrie Explorer

Apartir de juin, Göteborg Energi AB, un fournisseur d'électicité suédois, déploiera une solution de télémétrie pour gérer 270 000 compteurs électriques. Pour les mettre en réseau, il a choisi la technologie radio ZigBee. Il s'agit aujourd'hui du plus important déploiement basé sur cette technologie. « La phase de curiosité autour de ZigBee est derrière nous. Les déploiements vont s'accélérer », estime Cyril Zarader pour Freescale, l'un des groupes à l'origine de cette technologie en 2004.

Car dans la panoplie pourtant riche des solutions radio, cette technologie se distingue par sa capacité à connecter de multiples équipements à l'échelle industrielle. Comment en effet mettre en réseau des dizaines, voire des centaines de petits équipements, d'une valeur unitaire parfois très modeste comme des interrupteurs ou des capteurs, de manière fiable et surtout économique ? La technologie Wi-Fi est trop chère, car dimensionnés avant tout pour l'accès à internet sans fil. Bluetooth est parfait pour connecter un téléphone portable à ses accessoires, mais trop gourmand en énergie. La technique RFID est optimale pour les transactions sans contact, mais trop limitée en portée et en capacité de connexion.

100 fois moins gourmand que le Wi-Fi

Pour définir le protocole ZigBee, ses concepteurs (NXP, Mitsubishi, Freescale...) sont donc partis avec une feuille de route claire : une technologie radio économique à déployer, consommant très peu d'énergie, et suffisamment évoluée pour connecter des milliers d'équipements.

Aujourd'hui, le composant qui intègre le protocole ZigBee affiche une consommation de 1 milliwatt, près de 100 fois moindre que celle du Wi-Fi. La comparaison avec le Bluetooth reste flatteuse. « A partir de deux piles AA, et dans le cas extrême d'une activation toutes les dix secondes, un interrupteur de contrôle sans fil d'automatisme (lampe, volet roulant, store...) implémentant le protocole ZigBee aura une autonomie de plus de quatre ans, contre un mois avec Bluetooth », estime Cyril Zarader, de Freescale. Le protocole gère la puce de manière optimisée. Après chaque transmission de données, celle-ci bascule en mode veille.

supervision et diagnostic

Pour les industriels de la domotique ce critère est essentiel. « Il s'agit d'équiper des produits qui ont une durée de vie de cinq à dix ans et seulement alimentés sur batteries ou piles. La consommation de la partie radio doit donc être réduite au strict minimum », explique Gilles Thonet, à la direction de l'innovation de Schneider Electric. Depuis l'été 2006, l'industriel a équipé en standard une gamme de ses systèmes de climatisation.

ZigBee se distingue également par sa connectique évoluée. Capable de relier en direct jusqu'à 65 000 équipements, elle séduit les gestionnaires de réseaux avec ses outils de supervision et de diagnostic des pannes. Fonctionnant dans la bande des 2,4 gigahertz, les antennes ZigBee ont une portée de plusieurs dizaines de mètres en intérieur et une capacité de transmission de l'ordre de 250 kilobits par seconde.

Seul point faible du ZigBee, son prix. La puce coûte aujourd'hui environ cinq dollars. Avec des volumes espérés en centaines de millions de pièces, il pourrait tomber à un dollar d'ici à 2010. .

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