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L'Usine Auto

Xpeng, Byton, Nio... Ces start-up qui veulent devenir le nouveau Tesla chinois

Nicolas Robertson , , , ,

Publié le

Images Xiaopeng Motors (Xpeng), une start-up chinoise de véhicules électriques soutenue par Alibaba, a récolté début août 4 milliards de yuans (597 millions de dollars) lors d’une levée de fonds. La marque est désormais valorisée à 25 milliards de yuans (3,6 milliards de dollars). Comme elle, de nombreuses start-up chinoises de véhicules électriques se sont lancées ces dernières années. Tour d’horizon de ces nouveaux acteurs qui veulent devenir le nouveau Tesla chinois.

Xpeng, Byton, Nio... Ces start-up qui veulent devenir le nouveau Tesla chinois
Xiaopeng Motors (Xpeng), une start-up chinoise de véhicules électriques (VE) soutenue par Alibaba, a récolté, jeudi 2 aout 2018, 4 milliards de yuans (597 millions de dollars) lors d’une levée de fonds.
© Twitter

Xpeng Motors est l’une des nombreuses start-up de véhicules électriques de premier plan à avoir vu le jour ces dernières années notamment grâce au soutien de la Chine en direction du marché des véhicules non-polluants. Début août, la start-up a annoncé avoir levé 4 milliards de yuans (580 millions de dollars), lui conférant ainsi une valorisation de marché de plus de 25 milliards de yuans (3,6 milliards de dollars). La collecte de fonds a été menée par la société de capital investissement Primavera Capital group et Morningside Venture Capital en collaboration avec le PDG de Xpeng He Xiaopeng.

Xpeng Motors et les start-up présentes dans cette sélection proposent des modèles électriques haut de gamme à la Tesla. D'autres start-up chinoises vendent ou développent des voitures électriques plus abordables comme Zhidou, Kandi, BJEV ou encore Kaiyun Motors.

Le cas de Xpeng est représentatif du contexte actuel des start-up chinoises qui développent des voitures électriques. Elles se sont multipliées ces dernières années grâce au soutien de l’Etat sous la forme de subventions et de mesures incitatives. Ces aides illustrent la volonté du gouvernement chinois de lutter contre la pollution atmosphérique et de poursuivre son plan Made in China 2025 qui vise notamment à stimuler l’innovation locale. De plus les géants chinois comme Alibaba, Tencent, Baidu et consorts ont investi massivement dans ces start-up d’avenir.

Malgré le dynamisme de ce marché naissant, de nombreuses questions persistent. Jusqu’à quand les investisseurs garderont confiance dans la solidité du marché chinois des véhicules électriques ? Est-ce que ces start-up seront en mesure de produire leurs voitures à grande échelle ? Réussiront-elles à devenir rentables ?...

Tour d’horizon de ces sociétés qui souhaitent concurrencer Tesla.

Xpeng

Xiaopeng Automobile a été créé à Guangzhou en 2014 par Xia Wei, un ancien responsable du développement de systèmes de contrôle pour les nouvelles énergies et les voitures intelligentes à l’Institut de recherche automobile de la ville. En juin 2017 le premier cycle de financement important permet de recueillir 2,2 milliards de dollars. En mai de la même année la start-up dispose enfin d’un site de production à Zhaoquing. Xpeng dispose actuellement d’un carnet de précommande de plus de 6000 SUV G3 depuis début 2018. Cependant la société n’a pas encore livré un seul véhicule à ses clients. Elle espère néanmoins livrer au moins un millier de G3 avant la fin de l’année.

SUV G3 par Xpeng

Nio

La start-up Nio est fondée en 2014 à Shanghai par l'entrepreneur chinois William Li. Nio a lancé en décembre 2017 son premier modèle en Chine, un SUV tout électrique de sept places appelé ES8 et vendu environ deux fois moins cher que le Tesla Model X. La société ambitionne aussi de commercialiser un véhicule autonome électrique sur le marché américain d'ici 2020. Nio, qui a pour principaux bailleurs de fonds le géant technologique chinois Tencent Holdings, l'autre géant mais d'internet Baidu, les firmes de capital-investissement Hillhouse Capital Group et Sequoia Capital. De plus la société a annoncée le 14 août 2018 vouloir entrer à la bourse de Wall Street. Cette opération qui lui permettrait de récolter 1,8 milliard de dollars. 

SUV ES8 par Nio

Byton

Byton a été lancée en septembre 2017 par des anciens membres de BMW, Carsten Breitfeld et Dnaiel Kirchert. La marque souhaite concurrencer Tesla mais sur une autre gamme de prix. Son concept car, le M-Byte, doit être commercialisé à un prix situé autour de 45 000 dollars soit beaucoup moins que le Model X dont le prix de départ est de 79 500 dollars. Byton est soutenu par Tencent. L’entreprise est en train de construire une usine en Chine qui aura une capacité annuelle de production de 300 000 unités.

 M-Byte par Byton

Youxia Motors

Youxia Motors est créée en octobre 2013. Le 26 juillet 2015 la société lance sa première gamme automobile électrique connectée à internet, Youxia X.

En mars 2018 la société annonce une levée de fonds d’un total de 6,22 milliards de yuans (990 millions de dollars) par douze institutions dont China Environmental Protection Industry Corporation et China Fortune Ocean. Youxia Motors est alors valorisée à hauteur de 12,2 milliards de yuans (1,9 milliards de dollars)

La première base de production de Youxia Motors a été créée en avril 2017 à Huzhou, dans la province du Zhejiang ou elle prévoit de produire 200 000 véhicules par an, principalement le modèle Youxia X lancé en 2015. 

Modèle Youxia X lancé en 2015

Changjiang EV

La start-up Changjiang EV est une filiale de FDG Electric Vehicles limited basée dans la grande ville de Hangzhou, dans la province du Zhejiang. Elle est née en deux temps. Le lancement officiel de la start-up date de février 2014 mais le projet a réellement démarré en 2016 quand Chiangjiang EV avait fait construire une usine d'une capacité de 100 000 voitures par an, répartie en 60 000 voitures particulières et 40 000 véhicules utilitaires.

Changjiang EV a déjà commencé la production en petite série de véhicules commerciaux électriques comme la Changjiang 160 EV. La société, contrairement aux autres marques du diaporama, développe également des modèles destinés au grand public ou des véhicules électriques utilitaires. 

Changjiang 160 EV de FDG Electric Vehicles limited

 

Ces start-up à capitaux chinois (mais basées hors de Chine)

En dehors des start-up déjà citées précédemment, certaines comme Faraday Future ou encore Karma Automative ne sont pas d’origines ou basées en Chine mais ont bien été rachetées, en partie ou entièrement, par des investisseurs chinois.

Faraday Future  

La start-up californienne Faraday Future a été fondée en avril 2014 notamment par Tony Nie, ancien dirigeant de Lotus. En juin 2018, la société, en difficulté depuis plusieurs mois annonce faire l'objet d'un investissement de 2 milliards de la part d'Evergrande Health, une filiale du conglomérat chinois et géant immobilier Evergrande Group. Le groupe chinois est désormais le principal actionnaire avec une participation de 45% dans la société. 

Avec cet apport de capitaux Faraday Future reprend son objectif de lancer la production du FF91, une voiture électrique ultra-rapide. Une usine de fabrication devrait être opérationnelle en décembre 2018 selon un représentant de la société. 

 FF91 de Faraday Future

Karma Automotive

En 2014, Wanxiang Group, un conglomérat chinois basé à Hangzhou qui fabrique des composants automobiles a racheté les actifs de Fisker Automotive pour 149,2 millions de dollars. Initialement fondée en 2007 par Henrik Fisker, la start-up de voitures électriques de luxe était à court d’argent bien qu’elle ait reçu 1,2 milliards de dollars de fonds publics et privés. C’est au moment du rachat par les investisseurs chinois que la marque change de nom pour devenir Karma Automative. 

Aujourd’hui l’entreprise possède entre autre une usine dans la Moreno Valley en Californie censée produire 3 000 modèles Revero par an.

Modèle Revero par Karma Automative de Wanxiang Group

 

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