Xiaomi accusé de censurer certaines communications sur ses smartphones

Selon le ministère lituanien de la Défense, le fabriquant de smartphones Xiaomi est capable de censurer les communications de ses utilisateurs, notamment lorsqu'ils emploient des mots-clés relatifs à l'indépendance de Taiwan ou à la libération du Tibet. Des accusations niées en bloc par l'entreprise chinoise.

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Xiaomi accusé de censurer certaines communications sur ses smartphones
Xiaomi a assuré qu'il respecterait les droits de ses clients. /Photo d'archives/REUTERS/Aly Song

Xiaomi sert-il les intérêts de la propagande chinoise ? C'est en tout cas ce qu'affirme le Centre national de sécurité informatique du ministère de la Défense de la Lituanie, dans un rapport publié mardi 22 septembre. Selon les experts en cybersécurité, le logiciel du téléphone Mi 10T 5G dispose d'une fonction de censure, capable de bloquer des expressions telles que « Tibet libre », « indépendance de Taiwan » ou « mouvement démocratique ». Cette fonction serait désactivée au sein de l'Union européenne mais pourrait être déclenchée à distance à tout moment.

Ce smartphone transmettrait aussi des données cryptées sur son utilisation, qui seraient stockées sur un serveur à Singapour. Une pratique qui constituerait une violation de la réglementation de l'UE sur la protection des données des utilisateurs, comme le précise ce rapport. La Lituanie a partagé ses conclusions avec d'autres pays de l'UE et les Etats-Unis, en incitant ainsi fortement le secteur public à ne pas opter pour des équipements chinois.

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Huawei aussi accusé

Xiaomi n'est en effet pas le seul fabriquant à avoir été visé par le pays d'Europe du Nord, Huawei a également été accusé de rediriger systématiquement ses utilisateurs vers des boutiques d'applications tierces pouvant héberger des programmes infectés par des virus. Déjà taxé d'espionnage par les Etats-Unis, le groupe de télécoms s'est retrouvé isolé ces dernières années, contraint de lancer son propre système d'exploitation, HarmonyOS, après avoir été privé de la licence Android.

Son rival Xiaomi, en revanche, avait été retiré de la liste noire des Etats-Unis en mai, après une bataille judiciaire de plusieurs mois. Sans attendre la réaction des nombreux pays dans lesquels il opère, le fabriquant a démenti toute censure. « Xiaomi respecte et protège complètement les droits de tous ses utilisateurs [...] Il n'a jamais restreint ni bloqué et ne restreindra ni ne bloquera jamais toute démarche des utilisateurs de nos smartphones, comme les recherches, les appels ou l'utilisation de logiciels de communication d'une tierce partie », a assuré la marque.

Avec Reuters (Reportage Andrius Sytas; version française Jean Terzian)

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