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L'Usine de l'Energie

[WMF2018] Quand le stockage de données consommera plus d’énergie que le monde n’en produit…

Myrtille Delamarche , ,

Publié le

Il y a urgence à réduire la consommation énergétique du stockage de nos données, alertaient Eric Fullerton, professeur à l’UC San Diego, et Reinhold Dauskardt, professeur à Stanford, le 29 juin à Nancy, en clôture du World Materials Forum. Cinq chiffres et deux dates à retenir sur le big data.

[WMF2018] Quand le stockage de données consommera plus d’énergie que le monde n’en produit… © Matt Nicklas - Flickr - C.C.

15 zettabits

C’est le volume de données stockées dans le monde en 2017. Difficile de faire parler ce chiffre énorme. Il correspond à 1021 bits, ou à 480 terabits traités chaque seconde de l’année. Ce big data qui n’a jamais aussi bien porté son nom est enregistré magnétiquement, principalement sur des disques durs.

90 milliards kWh

C’est la consommation énergétique annuelle des data centers américains. Cela correspond à 34 centrales électriques géantes (500 MW). Google a une intensité énergétique à peu près équivalente  à celle de la ville de San Francisco.

3%

C’est la part de l’électricité mondiale consommée par les data centers en 2017. Ces 416 térawattheures sont 40% supérieurs à la consommation d’un pays comme le Royaume-Uni.

4 ans

Cette consommation globale des data centers double en moyenne tous les quatre ans.

29 kg

C’est le poids que pesait le premier disque dur dont la capacité dépassait un gigabit. Nous étions en 1981, et il valait 100 000 dollars. Aujourd’hui, le gigabit de stockage vaut environ 0,03 dollar. "Mais les progrès ralentissent, la technologie se confrontant aux limites de la physique", prévient Eric Fullerton.

2002

C’est l’année où le monde est devenu digital. Plus exactement, c’est l’année où le stockage digital de données a dépassé, en proportion, le stockage analogique.

2037

A cette échéance, si rien ne change, les ordinateurs consommeront plus d’électricité que le monde n’en produira. Le défi des 20 prochaines années est de réduire cette empreinte, en concevant des objets connectés certes à internet, mais pas au réseau électrique. Ces derniers devront être sobres, autonomes et "utiliser toutes les sources d’énergie imaginables : vibrations, chaleur, lumière, etc" conclut Reinhold Dauskardt.

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4 commentaires

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10/07/2018 - 17h48 -

Une énergie économisée est une énergie... non consommée ! Donc il faut arrêter cette course. Et surtout oublier ces objets connectés qui vont nous rendre débiles. Le smartphone a déjà bien commencé...
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04/07/2018 - 23h53 -

J'avais une vague conscience de l'enjeu, mais les chiffres sont faramineux. Mais le dernier paragraphe, "2037", parle des "ordinateurs", et non des data centers. Là je suis perdu, c'est un chiffre qui recouvre tout l'analogique, ordis, smartphones, objets connectés, data centers etc
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03/07/2018 - 10h26 -

Bonjour, 1. Quelles sont les sources (études) de ces chiffres ? 2. Et comment peut-on consommer plus qu'on ne produit ? Cette formulation est particulièrement illogique. Cordialement,
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04/07/2018 - 10h57 -

Il s'agit bien sûr d'une figure de style, qui met en relief la décorrélation entre le rythme de croissance de la production d'énergie et celui de la croissance des besoins de la transition digitale. C'est une simple alerte, et une invitation à la fois à questionner nos usages et à innover plus pour produire de l'énergie propre pour répondre à ces besoins futurs. Ont notamment été mentionnés les cellules PV de nouvelle génération à base pérovskite, et des objets connectés moins énergivores et autonomes (hors réseau). Les chiffres sont mentionnés par les deux professeurs cités, qui s'exprimaient au World Materials Forum, je n'ai pas repris toutes leurs sources.
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02/07/2018 - 17h57 -

Déconnecté du réseau, alimenté par le soleil ou le vent, le stockage des renouvelables pourrait là encore prouver son utilité . Evidemment chaque minute de retard comparée aux énormes besoins pourraient nous faire croire que la guerre est déjà perdue et que vouloir étancher la soif énergétique des machines avec de l'énergie produite et stockée naturellement serait un travail d'Hercule ? En réalité c'est la faiblesse de notre raisonnement qui nous empêche de voir les possibilités offertes par la nature et la volonté des tenants d'un système à ne pas vouloir le transformer ! Mais ce qui est plus sûr encore, c'est que si personne n'essaye les innovations elles resteront encore dans les cartons et nous continuerons à nous morfondre sur le changement climatique, sur la faiblesse des renouvelables, les risques atomiques ou le retournement de l'Amoc ?
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